Le ministre de l’Intérieur face à des accusations de violence policière
Le 19 janvier 2026, un homme de 35 ans, El Hacen Diarra, est décédé dans un commissariat parisien après une interpellation violente qui a suscité une indignation croissante. Sa famille exige le placement en garde à vue des policiers impliqués, affirmant que les résultats d’autopsie montrent des éléments « caractéristiques » d’un étranglement, rapporte TopTribune.
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a déclaré qu’aucune conclusion n’était encore tirée concernant les circonstances exactes de la mort. Dans une interview, il a mentionné : « Rien ne dit, à ce stade, quelles sont les causes de la mort ». Il a précisé que l’homme était décédé après avoir été mis en position latérale de sécurité suite à une crise au commissariat, où les policiers ont tenté un massage cardiaque.
Suite à cet incident, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique » le 19 janvier, cinq jours après les faits. Les proches de Diarra, demandant justice, dénoncent des violences policières ayant contribué à sa mort. Des images diffusées par un voisin montrent deux policiers dont l’un semble donner deux coups de poing à Diarra, qui s’écrie : « Vous m’étranglez ! ».
Interrogé sur la vidéo virale d’une autre agression policière ayant lieu à Paris et sur la mort de Diarra, Nuñez a désigné ces cas comme des « cas isolés » et a exprimé son indignation, affirmant que de tels incidents nuisent à l’image de l’ensemble des forces de l’ordre.
Les enquêtes se poursuivent alors que la famille de Diarra et activistes des droits de l’homme exigent des comptes pour les violations présumées et cherchent des réponses aux circonstances entourant sa mort tragique.