Les professions de foi de Rémi Gaillard seront finalement distribuées dans les boîtes aux lettres des Montpelliérains. À cinq jours du premier tour des élections municipales, le tribunal administratif a annulé la décision de la commission de propagande électorale qui avait refusé la mise sous pli de ces documents pour le candidat humoriste à Montpellier, rapporte TopTribune.
Le juge des référés a jugé que les couleurs de la profession de foi en question « ne sont pas de nature à entretenir une confusion avec l’emblème national de la France », en vertu de l’article 27 du code électoral, malgré une dominante de bleu, beige et rouge.
« Illégalité grave et manifeste »
Lors de l’audience, la secrétaire générale de la préfecture de l’Hérault, Véronique Martin-Léon, a évalué le surcoût lié à l’envoi de cette profession de foi à 200.000 euros, soulignant également les difficultés potentielles pour une distribution à temps.
Le tribunal a qualifié le refus d’envoyer cette profession de foi d’« illégalité grave et manifeste », susceptible d’affecter la sincérité du vote. Rémi Gaillard a exprimé sa gratitude envers le système judiciaire en affirmant que « les magouilles n’ont pas leur place dans une démocratie ».