Merz et Macron plaident pour une collaboration mondiale sur les stablecoins

Merz et Macron plaident pour une collaboration mondiale sur les stablecoins

30.09.2025 01:33
2 min de lecture

Lors de la récente présentation de leur agenda économique commun au Conseil franco-allemand des ministres, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont mis en avant une proposition marquante : la mise en place de régimes de collaboration et d’équivalence avec des pays tiers dans le domaine de la régulation des actifs cryptographiques. Cette initiative souligne que la monnaie numérique, tout comme les données, ne connaît pas de frontières. Elle rappelle également que les stablecoins — la partie la plus dynamique de la finance numérique et des cryptomonnaies — ne réussiront pleinement que si les régulateurs s’accordent sur une collaboration transfrontalière, rapporte TopTribune.

Les Stablecoins : Une Modernisation des Paiements, Pas Juste un Outil Crypto

Les stablecoins sont de la monnaie natale d’Internet : toujours actifs, sans frontières, programmables et accessibles à quiconque possède un smartphone. Contrairement aux systèmes de paiement traditionnels, ils ne ferment pas le week-end, ne dépendent pas de réseaux bancaires complexes et peuvent transférer de la valeur entre Bangkok et Boston en quelques secondes. En de nombreux points, ils représentent la première véritable amélioration des paiements transfrontaliers depuis le SWIFT dans les années 1970. Alors que SWIFT était une innovation de réseau de messagerie reliant des banques partenaires, les stablecoins combinent le messaging avec le règlement pour créer une avancée majeure en matière de paiements.

Cependant, leur proposition de valeur dépend d’une portée mondiale. Un patchwork de règles nationales divergentes transformerait l’« internet de la valeur » en intranets de paiement fragmentés, sapant l’efficacité et l’accessibilité révolutionnaires qui font des stablecoins un changement de paradigme.

Principes Convergents, Chemins Différents

Heureusement, les principaux cadres réglementaires mondiaux pour les stablecoins — le Règlement européen sur les marchés d’actifs cryptographiques (MiCA) et le GENIUS Act américain — partagent déjà la même base. Les deux exigent des réserves complètes en actifs liquides de haute qualité, un remboursement à la valeur nominale, des rapports publics réguliers et de strictes normes de gouvernance, de risque et de lutte contre le blanchiment d’argent (AML). Les deux permettent l’émission par des banques et des non-banques.

Cependant, des différences subsistent. Le GENIUS impose des règles de réserve plus strictes (limitées aux bons du Trésor à court terme et aux opérations de reverse repos), tandis que le MiCA permet un mélange plus large, y compris les obligations gouvernementales à long terme ou même les obligations couvertes, mais exige également des ratios élevés de dépôts bancaires minimums (30% ou 60% de la réserve, selon la taille du token). Le GENIUS demande des attestations mensuelles, tandis que le MiCA impose un livre blanc au lancement. Le MiCA limite les caps d’émission pour les stablecoins non-euro à grande échelle ; le GENIUS édicte des barrières strictes pour les émetteurs de Big Tech et des exigences de séparation pour les banques cherchant à lancer des stablecoins. Ces différences, bien qu’importantes, sont mineures comparées à l’alignement sur ce à quoi ressemble un stablecoin sûr et crédible.

Émetteurs Étrangers : Reconnaissance vs. Multi-Émission

Les cadres divergent principalement dans leur traitement des émetteurs étrangers.

Le GENIUS introduit un régime d’équivalence explicite : les stablecoins provenant de « juridictions comparables » pourraient être proposés directement aux États-Unis sans nécessité de licences supplémentaires. Cela signifie qu’à l’avenir, sous réserve d’approbation par le ministère des Finances américain, les stablecoins en euros conformes au MiCA pourraient probablement être offerts sur l’ensemble du marché américain sans besoin de licences locales supplémentaires.

Le MiCA, en revanche, exige que les émetteurs étrangers créent une entité licenciée dans l’UE et se conforment à toutes les exigences locales, y compris la nécessité de réserves locales, d’émission et de rachat, ainsi que des divulgations proportionnelles à la part que l’UE détient dans les actifs et activités de l’émetteur — approche dite de « multi-émission ».

Cette différence refl

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