Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (LFI), a visité lundi une usine du groupe Dassault à Cergy, marquant ainsi le début d’une campagne pour les élections présidentielles de 2027. Accompagné du PDG Éric Trappier, il a mis en avant les prouesses de l’avionneur français et ses relations inattendues avec Serge Dassault, rapportent TopTribune.
Une amitié surprenante avec Serge Dassault
« Je suis un fan du Rafale dans l’aviation mondiale », a affirmé Mélenchon lors de sa visite dans cette usine moderne, où des fuselages de Falcon et Rafale sont assemblés. Il a ajouté : « J’admire beaucoup la maison Dassault, le travail qui a été fait pendant toutes ces années. »
Le leader de la gauche radicale a également évoqué sa relation avec Serge Dassault, une figure marquante de la droite, qu’il a bien connue lorsqu’ils étaient élus en Essonne. « Serge Dassault, je l’estimais, on avait de bonnes relations. On est chacun l’amitié la plus improbable de la vie de l’autre », a-t-il noté, en précisant que leur affrontement lors des élections sénatoriales avait tissé des liens personnels.
Cette visite a été également l’occasion d’échanges amicaux avec Éric Trappier, alors que Mélenchon, en quête de soutiens parmi les chefs d’entreprises dans le cadre de sa pré-campagne, semblait plus que déterminé à envisager une nouvelle candidature à la présidence.
Une pique contre le centre
« On est au cœur du savoir-faire français en termes d’avion de combat. On fait beaucoup mieux, avec beaucoup moins de monde, que les Américains pour réaliser un avion qui sait tout faire », a vanté le PDG. À cela, Jean-Luc Mélenchon a répondu : « Je vais m’en occuper de dire qu’on est les meilleurs. »
Trappier a également souligné une dichotomie dans le domaine de l’aviation en disant : « Sur les avions, il y a la gauche et la droite, mais jamais le centre. » À cela, Mélenchon a plaisanté : « Ça ne sert jamais à rien nulle part le centre. »
Bien que l’image du leader insoumis, connu pour son discours pacifiste, soit présentée parmi des avions de combat, il a clarifié sa position : « Je ne suis pour faire la guerre à personne. Mais personne ne doit croire qu’il peut nous la faire sans qu’il lui en coûte très lourdement. »
Cette visite a également permis à Mélenchon d’aborder la question de l’aviation spatiale dans le cadre de sa future campagne. Éric Trappier a convenu que « l’avion spatial c’est important » mais a ajouté, « ça n’intéresse personne en France ». Le leader de LFI a conclu en affirmant que « la dissuasion spatiale, non-nucléaire, est une idée neuve et que les projets militaires actuels sont archaïques. »