Mélenchon apporte son soutien au professeur accusé d'avoir publié une liste de « génocidaires »

Mélenchon apporte son soutien au professeur accusé d’avoir publié une liste de « génocidaires »

25.11.2025 16:26
1 min de lecture

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a exprimé son soutien à Julien Théry, enseignant-chercheur de l’Université Lyon-2, en proie à des critiques pour avoir publié un message sur les réseaux sociaux. Ce message qualifie vingt personnalités, en grande partie de confession juive, de « génocidaires à boycotter ». Mélenchon a dénoncé une nouvelle forme de censure à l’université, en affirmant que Théry subissait un ciblage de la Licra « sous des prétextes fallacieux destinés à montrer la toute-puissance des accusateurs ». « Honte aux nouveaux censeurs à l’université. Solidarité avec cet enseignant éclairant », a-t-il ajouté, insistant sur le fait que la polémique vise à « faire taire » des voix critiques, rapporte TopTribune.

« Provocation à la discrimination »

Le message du professeur, publié le 20 septembre sur Facebook, présente les « 20 génocidaires à boycotter en toutes circonstances » avec les noms et photos de diverses personnalités, dont le présentateur Arthur et les acteurs Charlotte Gainsbourg et Philippe Torreton. La Licra a alors accusé Théry de créer des listes évoquant les pratiques sous l’Occupation, affirmant que « l’appel au boycott des personnes physiques, c’est de la provocation à la discrimination et à la violence ».

Julien Théry a réagi en niant avoir « dressé de liste de juifs », arguant que sa publication était une réaction à une tribune publiée par ces vingt personnalités. La veille, elles avaient écrit une lettre ouverte à Emmanuel Macron, demandant qu’il exige la libération des otages à Gaza avant de reconnaître l’État palestinien au nom de la France.

Le professeur a dénoncé une campagne de harcèlement orchestrée par la Licra, affirmant qu’elle s’insurgeait contre un article où il soutenait qu’« rien ne permet d’étayer l’existence d’un antisémitisme de gauche ». Théry a également mis en lumière une « offensive contre la liberté de la recherche » concernant la situation en Palestine, accusant la Licra de chercher à nuire à son université.

Ce message controversé a provoqué des réactions politiques fortes, notamment de la part de Laurent Wauquiez, chef des députés LR, qui a condamné ce qu’il qualifie d’« antisémitisme ordinaire d’extrême gauche dans nos universités ». En mai, dans son rôle de conseiller spécial auprès du président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, il avait même annoncé la suspension d’aides régionales à l’Université Lyon-2 suite à des incidents similaires.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER