Mélanome en France : 18 000 nouveaux cas annuels et avancées dans le dépistage et le traitement

Mélanome en France : 18 000 nouveaux cas annuels et avancées dans le dépistage et le traitement

11.02.2026 12:18
1 min de lecture

Chaque année, environ 18 000 nouvelles personnes en France sont diagnostiquées avec un mélanome, entraînant près de 2 000 décès. Bien que le nombre de cas ait continuellement augmenté depuis plus de trente ans, les dermatologues constatent une stabilisation récente de la mortalité grâce à deux facteurs essentiels : un dépistage plus précoce et l’arrivée de traitements innovants, rapporte TopTribune.

Ce type de cancer se développe à partir des mélanocytes, cellules responsables de la pigmentation de la peau, et peut parfois ressembler à un simple grain de beauté. Certains signes, cependant, doivent alerter les individus.

« YES, I CAN » : une campagne pour apprendre l’auto-surveillance

Pour répondre à cette problématique, la Société Française de Dermatologie (SFD) a lancé une initiative nationale intitulée « YES, I CAN ». Ce slogan, qui évoque la célèbre phrase de Barack Obama lors de sa campagne présidentielle de 2008, vise à sensibiliser le public à l’importance de l’auto-examen de la peau et des taches cutanées.

Prévention et dépistage : les clés d’une prise en charge efficace

Les experts soulignent l’importance d’une approche double dans la lutte contre le mélanome : d’une part, la prévention en limitant l’exposition aux UV naturels et artificiels, et d’autre part, le dépistage précoce.

Réaliser un auto-examen régulier, complété par une consultation chez un dermatologue en cas de doute, représente le meilleur moyen de détecter rapidement un mélanome. Un diagnostic précoce augmente les chances de guérison, avec un traitement moins lourd.

Des traitements révolutionnaires pour les cas les plus graves

Bien que le traitement du mélanome repose principalement sur la chirurgie à un stade précoce, environ 15 % des patients expérimenteront une récidive locale, ganglionnaire ou métastatique, associée à un pronostic défavorable. C’est dans ces situations que les innovations thérapeutiques récentes ont eu un impact significatif.

Depuis 2011, l’intégration de l’immunothérapie et des thérapies ciblées a profondément modifié la prise en charge du mélanome métastatique. Les médicaments anti-PD1, utilisés dès la première ligne de traitement, offrent des réponses durables chez 35 à 45 % des patients. De plus, les combinaisons d’immunothérapies peuvent atteindre jusqu’à 60 % de réponses, bien que cela soit accompagné d’une toxicité plus élevée, souligne la SFD.

Ces traitements innovants sont désormais également appliqués à des stades plus précoces de la maladie afin de réduire le risque de récidive et d’évolution métastatique.

« Ces avancées offrent aujourd’hui de nouvelles perspectives à des patients qui, il y a encore une dizaine d’années, ne disposaient d’aucune option thérapeutique efficace », déclare le Pr Gaëlle Quéreux, ancienne Présidente de la SFD.

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