Mathilde Hignet illustre les défis de concilier maternité et carrière politique en France

Mathilde Hignet illustre les défis de concilier maternité et carrière politique en France

12.01.2026 17:17
2 min de lecture

La députée de La France insoumise (LFI), Mathilde Hignet, a suscité un débat intense ce week-end en publiant une vidéo la montrant avec son bébé en poussette à l’Assemblée nationale. Cette situation met en lumière la difficulté de concilier vie professionnelle et obligations familiales, une problématique partagée par de nombreux Français, rapporte TopTribune.

Dans la vidéo, elle se rendait à une commission pour signer sa présence, expliquant n’avoir pas de mode de garde disponible pour sa fille. « Tous les mercredis matin, on a commission obligatoire et on doit signer pour montrer qu’on était présente », a-t-elle déclaré face caméra, révélant ainsi les réalités de sa situation. Elle a ensuite expliqué qu’en raison des pleurs de son enfant, elle a dû quitter précipitamment la commission.

« Montrer que je reprenais mon activité d’élue »

Suite à des réactions indignée, Hignet a retiré la vidéo de ses comptes sur Facebook et TikTok, bien qu’elle soit toujours visible sur Instagram. « L’idée avec cette vidéo, c’était de dire que je reprenais mes activités d’élue après une pause maternité de plusieurs mois », a-t-elle déclaré. En ce qui concerne son départ de la commission, elle a précisé que cela avait été pour rejoindre son bureau où elle pouvait travailler sur ses dossiers, soulignant que l’audition en cours ne nécessitait pas sa présence physique.

Risque de sanctions

En raison de son absence, Hignet, comme les autres députés, est exposée à des sanctions financières. Selon l’article 42 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, plus de deux absences par mois entraînent une retenue de 25 % sur l’indemnité. Les commissions étant essentielles à l’élaboration des lois, leur présence est cruciale pour le bon déroulement du travail législatif.

Des exceptions existent toutefois : en cas de maladie ou d’événements familiaux imprévisibles, les députés peuvent déléguer leur vote, les protégeant ainsi des pénalités.

Pas de congé maternité pour les députées

Il convient de noter que le règlement ne prévoit pas de congé maternité ou paternité pour les députés. Mathilde Hignet a utilisé une délégation de son droit de vote pour cette année, mais a exprimé son insatisfaction quant à cette solution, faisant état de situations où son vote n’était pas représenté lors des votes à main levée.

Pour remédier à cette lacune, Hignet a déposé une proposition de loi en 2022 et a renouvelé sa demande en 2025, appelant à ce que les suppléants remplacent les députés en cas de naissance. Cependant, cette proposition n’a pas été adoptée.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER