La cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a annoncé ce dimanche qu’elle posera des « conditions » avant d’envisager un accord avec La France insoumise (LFI) après le premier tour des élections municipales du 15 mars. Elle a insisté sur la nécessité d’entendre des « paroles fortes » de la part des candidats de LFI, en particulier sur la violence en politique et le respect des institutions républicaines, rapporte TopTribune.
Tondelier a souligné que dans les villes où LFI pourrait obtenir plus de 10 %, il sera nécessaire que le parti clarifie sa position. « Si les Écologistes ont besoin d’eux pour gagner, ils doivent clarifier leur situation », a-t-elle déclaré lors de l’émission « Dimanche en Politique » sur France3.
« Ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes »
Elle a mis en garde Jean-Luc Mélenchon sur l’isolement dans lequel les candidats de LFI se sont mis en choisissant de participer seuls à ces élections, plutôt que de soutenir des listes d’union de la gauche. « Dans de nombreux endroits où ils ne pourront pas atteindre 10 %, ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes », a-t-elle ajouté.
Tondelier a également évoqué la situation de Raphaël Arnault, député LFI dont plusieurs collaborateurs sont liés à la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, survenue le 14 février. Elle a déploré l’absence d’une collaboration plus étroite entre les partis de gauche, en considérant que la fragmentation ne serait pas favorable pour obtenir des résultats significatifs lors de ces élections.