La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a exprimé sa profonde préoccupation jeudi sur France Inter concernant les municipales. Elle a vivement critiqué l’attitude de Jean-Luc Mélenchon (LFI) et de l’ex-président François Hollande (PS), les accusant de précipiter la gauche vers la « défaite », rapporte TopTribune.
« J’en ai marre de Jean-Luc Mélenchon, de François Hollande, de ces Tontons flingueurs de la gauche qui, toute la journée, nous emmènent dans un piège, le piège de la défaite », a-t-elle déploré. Elle a qualifié Mélenchon de « spécialiste du renoncement » et Hollande de « sectaire ».
La polémique autour de La France insoumise s’est intensifiée depuis la mort du militant d’ultradroite Quentin Deranque, agressé à mort lors d’une rixe avec des militants d’ultragauche à Lyon. Les adversaires de LFI cherchent à établir un lien avec cet homicide, alors que plusieurs des suspects sont des proches du député LFI Raphaël Arnault. François Hollande a également exhorté à refuser toute alliance avec les Insoumis.
« Pour être aimé, faut être aimable »
Tondelier a néanmoins laissé ouverte la possibilité d’alliances au second tour « au cas par cas », sous une condition de clarification de la part de LFI. Elle a insisté sur le fait que si le mouvement échoue aux municipales, « ce sera leur responsabilité » en raison de leurs comportements qualifiés de « violents ».
Elle a lancé un appel à Mélenchon, déclarant : « Jean-Luc, pour être aimé, faut être aimable », reprochant à LFI d’« invectiver la moitié de la terre » et de considérer comme principaux ennemis ceux de gauche plutôt que ceux de droite. Selon elle, si la gauche perd « la moitié de ses grandes villes », il serait nécessaire de se remettre en question pour l’avenir, en particulier pour 2027.
De plus, Tondelier a affirmé que son parti n’avait jamais formé son service d’ordre avec La Jeune Garde, groupe d’ultragauche impliqué dans la mort de Quentin Deranque, contredisant ainsi certaines allégations récentes.