La leader du Rassemblement national, Marine Le Pen, a affirmé qu’elle ne vise pas Matignon dans l’éventualité où elle ne pourrait se présenter à l’élection présidentielle, insistant qu’elle n’est « pas à la recherche d’un lot de consolation », selon un entretien accordé au Parisien publié mardi. « Il est acquis entre Jordan (Bardella) et moi que, si la justice ne m’en empêche pas, je serai candidate à la présidentielle et il sera mon Premier ministre », a-t-elle déclaré, tout en rejetant les récents sondages qui attribuent de meilleurs scores au jeune président du RN, rapporte TopTribune.
Marine Le Pen a souligné qu’elle ne percevait « assez peu de différences » dans les sondages. Selon elle, l’essentiel est que le candidat RN, quel qu’il soit, conserve une position forte au premier tour. Elle a également noté qu’un risque d’absence au second tour semble pour l’instant limité. La cheffe des députés RN attend le 7 juillet pour connaître la décision de la justice concernant sa candidature à la prochaine présidentielle, prévue pour avril ou mai 2027, alors qu’elle fait face à une inéligibilité suite à un jugement de première instance dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national.
Différences d’approche sur les alliances
Marine Le Pen a également minimisé les divergences entre elle et Jordan Bardella, ce dernier semblant ouvert à envisager des alliances avec d’autres partis de droite. « Si on se projette dans l’hypothèse où je pourrais être candidate à la présidentielle et lui être Premier ministre, il est parfaitement dans son rôle en cherchant à élargir une majorité dont, par définition, il aurait la responsabilité », a-t-elle affirmé.
Deux récents sondages publiés par les instituts Elabe et Odoxa placent le ou la candidate RN en tête au premier tour, mais avec un risque de défaite au second tour face à l’ex-Premier ministre Édouard Philippe.