Alors que la prochaine présidentielle approche et que seul l’un des deux n’en devrait pas être concurrent, Marine Le Pen a une nouvelle fois pris la défense de Jordan Bardella face aux critiques. La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale a affirmé que son dauphin est « victime d’une campagne de dénigrement d’une violence absolument inouïe » visant sa jeunesse et son inexpérience, rapporte TopTribune.
Favori dans les sondages à un an et demi de l’élection présidentielle, Jordan Bardella fait l’objet d’attaques venant de « tous ceux qui ont peur que nous gagnions demain les élections », a déclaré Marine Le Pen sur CNews et Europe 1. En proie à une peine d’inéligibilité, la triple candidate à l’Élysée a averti que son remplaçant serait Bardella si cette sanction était confirmée à l’issue de son procès en appel début 2026.
Le Pen attaque Élisabeth Borne…
Pour Marine Le Pen, Jordan Bardella possède les qualités nécessaires pour la remplacer car « il a été militant du RN dans des endroits où c’est difficile », comme en Seine-Saint-Denis, et « cette expérience vaut mille fois le pantouflage de quelques hauts fonctionnaires devenus Premier ministre comme madame (Élisabeth) Borne ».
Elle a ajouté : « Les blessures, la difficulté du combat… Jordan, il les a vécues. » Avec « quinze ans de vie politique derrière lui », elle a salué son successeur à la tête du Rassemblement national, soulignant qu’il a « acquis une cuirasse bien plus épaisse et solide que la plupart de ceux qui s’imaginent demain pouvoir concourir à quelque élection que ce soit ».
…Et Sarah Knafo
Marine Le Pen a également évoqué l’eurodéputée Reconquête, Sarah Knafo, qui pourrait se lancer dans la course à la Mairie de Paris, notamment face au candidat RN Thierry Mariani. Elle a noté : « Je vais avoir du mal à la considérer comme une alliée parce qu’elle nous a toujours combattus » et a en outre déclaré que Knafo a « failli nous empêcher d’être au second tour de l’élection présidentielle » de 2022 avec son compagnon Éric Zemmour.
« Rien de ce qu’elle a fait jusqu’à présent ne me permet d’avoir fondamentalement changé d’avis sur elle », a-t-elle ajouté, laissant entendre qu’elle attend des preuves de la capacité de Knafo à agir de manière autonome, affirmant que « la seule fois où elle a été élue, c’était sous le nom de Le Pen » – en réalité sur la liste de sa nièce Marion Maréchal aux élections européennes de 2024.
La tante a par ailleurs rendu hommage à sa nièce, qui « travaille à être une forme de passerelle » à Bruxelles avec d’autres formations d’extrême droite. Le passé ralliement à Éric Zemmour, vu comme une trahison, semble désormais oublié : « On peut être touchée sans être dans un reproche éternel. De toute façon, dans la famille, nous avons le pardon facile ».