Maladie du foie gras : une pandémie silencieuse préoccupant la santé publique en France

Maladie du foie gras : une pandémie silencieuse préoccupant la santé publique en France

08.12.2025 17:17
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Maladies cardiométaboliques : une méconnaissance persistante en France

Les maladies cardiométaboliques (MCM), telles que le diabète de type 2, l’obésité, l’hypertension et la stéatose métabolique hépatique, représentent la seconde cause de mortalité en France et la première chez les femmes. Malgré cet impact, une étude Ifop pour l’IHU ICAN révèle que la connaissance des Français sur ces pathologies reste insuffisante. Ainsi, 30 % de la population a entendu parler des MCM, mais à peine 6 % en comprennent la définition, rapporte TopTribune.

Un exemple marquant est la stéatose métabolique hépatique, ou MASLD (Metabolic dysfunction-Associated Steatotic Liver Disease), dont seule une fraction des personnes conscientes des MCM reconnaît son existence. Alors que 34 % des sondés identifient la MASLD lorsque mentionnée dans une liste de maladies, seulement 16 % la perçoivent comme une préoccupation majeure, derrière les maladies cardiovasculaires (71 %), l’hypertension (45 %), le diabète (37 %) et l’obésité (19 %).

L’une des premières causes de greffe du foie

En dépit de son impact, la MASLD touche un adulte sur cinq en France, caractérisée par un excès de graisse dans le foie. Bien que souvent sans symptômes, l’accumulation de graisse peut entraîner une inflammation, connue sous le nom de MASH, qui évolue potentiellement vers des complications graves comme la fibrose et la cirrhose, augmentant le risque de cancer hépatocellulaire (10 à 20 % des cas). La stéatose hépatique est ainsi devenue une des principales causes de greffe du foie.

Initialement asymptomatique, la MASLD, souvent associée à d’autres troubles métaboliques, signale une interaction complexe entre différents organes, notamment le cœur et le foie. Selon une étude auprès des patients en clinique, 30 % des patients ayant une stéatose sans maladies cardiovasculaires présentent un risque accru de développer de telles pathologies.

« La stéatose métabolique hépatique est actuellement une maladie silencieuse mais potentiellement grave, encore largement méconnue du grand public. Informer les Français sur ses facteurs de risque et ses complications est essentiel pour favoriser un dépistage précoce et une prise en charge adéquate », explique Raluca Pais, hépato-gastroentérologue à l’IHU ICAN.

Pour une meilleure sensibilisation à cette maladie

Les principaux facteurs de risque incluent le surpoids, les maladies cardiométaboliques, une alimentation déséquilibrée, et le manque d’activité physique. En 2020, la prévalence de la stéatose hépatique en France était de 18,2 %. Environ 220 000 personnes souffrent aujourd’hui d’une fibrose avancée ou d’une cirrhose, un chiffre qui devrait plus que doubler d’ici 2030.

L’enquête IFOP/IHU ICAN met en lumière les attentes des Français face à cette situation : 59 % souhaitent une sensibilisation accrue sur les modes de vie, 43 % exigent une meilleure formation des professionnels de santé, et 32 % souhaitent un soutien renforcé à la recherche.

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