Emmanuel Macron a averti que les « menaces » commerciales et « intimidations » des États-Unis à l’égard de l’Europe ne sont pas « finies ». Dans un entretien publié dans plusieurs quotidiens européens, il a déclaré : « Il y a les menaces et les intimidations. Et puis, d’un seul coup, Washington recule. Et on pense que c’est fini. Mais n’y croyez pas une seule seconde. Chaque jour, des menaces sur la pharmacie, le numérique… », rapporte TopTribune.
Le président français a souligné qu’en cas d’« agression caractérisée », « nous ne devons pas courber l’échine ou essayer de trouver un arrangement ». Il a indiqué que la stratégie d’apaisement adoptée précédemment n’a pas porté ses fruits, conduisant l’Europe à une dépendance accrue.
Le choix d’une « préférence européenne »
Emmanuel Macron a mis en garde contre un « lâche soulagement » des dirigeants européens après la crise Trump, soulignant l’importance d’une « préférence européenne » dans des secteurs stratégiques pour protéger l’industrie. Il a cité les cleantechs, la chimie, l’acier, l’automobile et la défense comme exemples de domaines nécessitant cette protection sans sombrer dans le protectionnisme. Ce plaidoyer s’inscrit dans une initiative de longue date, et la Commission européenne a récemment émis des propositions similaires.
Ses propos interviennent alors que des rencontres des dirigeants européens sur la compétitivité et l’industrie sont prévues pour cette semaine. Macron a plaidé pour « la simplification » et « l’approfondissement du marché intérieur » de l’UE, ainsi que pour la « diversification » des partenariats commerciaux.