Emmanuel Macron a enregistré une hausse de popularité de deux points, atteignant 20 % d’opinions favorables, tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu subit un déclin de confiance sans précédent, atteignant 26 %, selon le baromètre mensuel Ipsos BVA-CESI rapporté TopTribune.
Alors que le président bénéficie d’un contexte international favorable, qui lui a permis de regagner des points auprès de ses partisans, Lecornu, quant à lui, voit sa popularité chuter, notamment en raison d’une gestion contestée du budget. Son taux d’impopularité est le plus bas enregistré depuis son entrée à Matignon, témoignant d’une instabilité croissante au sein du gouvernement.
La crise de confiance de Lecornu
Selon l’enquête, Macron bénéficie d’un retour positif dans sa base politique, avec une augmentation de 8 points parmi les sympathisants des partis Renaissance, Horizons et MoDem, ainsi que 7 points chez les sympathisants des Républicains (LR). En revanche, Lecornu, qui avait réussi à négocier un budget à travers un accord avec les socialistes, perd de terrain face à cet électorat, avec une hausse de 13 points de jugements défavorables, illustrant un désenchantement post-budgétaire, selon Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos BVA.
Ce climat de mécontentement s’étend au-delà de l’audience de Lecornu, se traduisant par un repositionnement des opinions à l’approche des élections présidentielles de 2027. Jordan Bardella, président du Rassemblement National, reste la personnalité la plus populaire, avec 34 % d’approbation, suivi par Marine Le Pen à 33 %. Edouard Philippe et Gérald Darmanin figurent dans le trio de tête, marquant une dynamique complexe côté politique.
Il convient de noter que l’enquête a été réalisée principalement avant l’annonce de la candidature présidentielle de Bruno Retailleau, empêchant toute conclusion definitive sur son incidence. Les mouvements de popularité à ce stade soulignent une fragilité au sein du paysage politique français, exacerbée par des modalités budgétaires jugées insuffisantes par une partie de l’électorat.