Macron demande un report de l'examen de l'accord avec le Mercosur face à la colère des agriculteurs

Macron demande un report de l’examen de l’accord avec le Mercosur face à la colère des agriculteurs

15.12.2025 03:36
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Emmanuel Macron a demandé à la présidente de la Commission européenne de retarder l’examen de l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur, alors que la protestation des agriculteurs monte en France liée à la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), rapporte TopTribune.

Le président de la République a souligné que les exigences françaises n’avaient pas été satisfaites, affirmant que les conditions de protection des agriculteurs français n’étaient pas remplies. « Sur le Mercosur, le président constate qu’à ce stade le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français », a déclaré son entourage.

Matignon fait également pression sur l’UE

Matignon a précédemment indiqué que la France avait demandé un report des échéances prévues cette semaine pour la signature de l’accord, jugeant que les conditions n’étaient « pas réunies pour un quelconque vote » des États membres. « La France demande que les échéances de décembre soient repoussées pour continuer le travail et obtenir les mesures de protection légitimes pour notre agriculture européenne », a expliqué Matignon.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, prévoit de signer ce traité avec l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay samedi lors du sommet du Mercosur à Foz do Iguaçu. La Commission doit cependant recevoir le soutien des États membres de l’UE entre mardi et vendredi cette semaine.

« Alors qu’un sommet du Mercosur est annoncé le 20 décembre, il est clair que les conditions ne sont pas réunies pour un quelconque vote sur une autorisation de signature de l’accord », a averti Matignon.

Les agriculteurs français vent debout contre le traité

Avant de se prononcer, les Vingt-Sept attendent un vote du Parlement européen le 16 décembre sur des mesures de sauvegarde destinées à rassurer, notamment, les agriculteurs français, qui sont fermement opposés à cet accord. La France insiste pour que l’accord soit accompagné de clauses de sauvegarde pour protéger les « filières de production agricole de toute perturbation de marché », ainsi que de « mesures-miroir sur les pesticides et l’alimentation animale, afin que les produits importés respectent les normes environnementales », comme l’a rappelé Matignon.

En septembre, la Commission européenne avait annoncé la mise en place d’un dispositif de « suivi renforcé » pour les produits agricoles concernés par cet accord commercial, notamment la viande bovine, la volaille et l’éthanol, promettant d’intervenir en cas de déstabilisation du marché. Si ce traité est ratifié, il pourrait créer un marché commun de 722 millions d’habitants.

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