Macron à Davos : « respecter plutôt que céder aux brutesses » face aux menaces américaines

Macron à Davos : « respecter plutôt que céder aux brutesses » face aux menaces américaines

20.01.2026 16:46
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À Davos, Emmanuel Macron a affirmé préférer « le respect plutôt que les brutes ». Dans un discours au Forum économique mondial, perçu comme une réponse à la diplomatie de Donald Trump, le président français, s’exprimant en anglais avec des lunettes de soleil pour un problème oculaire, a ciblé les États-Unis. Qu’a-t-il déclaré exactement ? TopTribune rapporte.

« Ne perdons pas du temps avec des idées folles »

« N’acceptons pas un ordre mondial décidé par ceux qui prétendent avoir la voix la plus forte ou le bâton le plus fort », a déclaré Emmanuel Macron. « Ne perdons pas du temps avec des idées folles. N’ouvrons pas la boîte de Pandore », a-t-il ajouté. Le président français a critiqué la « concurrence des États-Unis via des accords commerciaux qui sapent nos intérêts à l’export, demandent des concessions maximales et visent à affaiblir et subordonner l’Europe ».

Le président américain réaffirme sa détermination à acquérir le Groenland, menaçant les États européens d’éventuelles sanctions douanières, voire d’une approche militaire. Emmanuel Macron a évoqué une situation « folle » où l’Union européenne pourrait avoir à recourir à l’arme anticoercition « pour la première fois » contre les États-Unis. Cet instrument, rejeté par Washington et qualifié de « bazooka » par le président français, permettrait de restreindre les importations en provenance d’un pays, d’accéder à des marchés publics spécifiques et de bloquer certains investissements lorsque ce dernier tente d’imposer ses vues par coercition économique.

« L’Europe a des outils très forts »

« L’Europe a maintenant des outils très forts, et nous devons les utiliser quand nous ne sommes pas respectés et quand les règles du jeu ne sont pas respectées », a insisté Emmanuel Macron.

Donald Trump projette aussi de créer un « Conseil de paix » à son image, qui concurrencerait l’ONU pour résoudre les conflits mondiaux, exigeant un milliard de dollars pour un siège permanent. « La France et l’Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l’indépendance, ainsi qu’aux Nations unies et à leur charte », a affirmé le président français.

Pas de réunion du G7 prévue à Paris

Interrogé sur la question de savoir si Donald Trump était toujours un allié, le président français a esquivé la question : « C’est à lui d’apporter la réponse. Ce ne sont pas tout à fait les comportements qui y correspondent. Je suis ici pour agir. Je défends l’économie française lorsqu’elle est attaquée par des mesures injustes. Je défends une Europe plus forte depuis neuf ans », a-t-il expliqué, ajoutant : « On ne doit pas être agressé ou attaqué. »

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