Lyon : tensions entre extrême droite et extrême gauche s'intensifient

Lyon : tensions entre extrême droite et extrême gauche s’intensifient

21.02.2026 15:36
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Violences à Lyon : Tensions croissantes entre l’extrême droite et l’extrême gauche

Les tensions entre extrême droite et extrême gauche à Lyon se sont intensifiées, à la suite de la mort de Quentin Deranque. La ville, devenue un foyer de confrontations entre ces groupuscules, suscite des inquiétudes croissantes parmi les autorités et la population, rapporte TopTribune.

Des affrontements fréquents entre groupuscules identitaires et antifascistes inquiètent la communauté locale. Selon le député insoumis Éric Coquerel, ces violences sont trop souvent ignorées : « Je demande qu’on regarde un peu ce qui se passe à Lyon depuis de nombreuses années : ratonnades, actions de l’extrême droite, sans que ça fasse beaucoup l’une de l’actualité« , a-t-il déclaré le 14 février sur franceinfo. La question se pose : Lyon est-elle vraiment devenue l’épicentre des violences d’extrême droite ?

Actuellement, la ville abrite entre 400 et 500 groupuscules d’extrême droite, selon des sources. Alain Chevarin, auteur de « Lyon et ses extrêmes droites », précise que ces groupes collaborent de plus en plus : « Ils ont de plus en plus décidé de travailler ensemble. Ça ne veut pas dire qu’ils ont exactement la même idéologie, mais pensant que ce qui les rassemble est plus fort que ce qui les sépare. Ils n’hésitent pas à intervenir ensemble« .

Les rapports de Rue 89 indiquent qu’il y a eu plus de 102 attaques, agressions et actes de haine attribués à la droite radicale depuis 2010. En réponse, l’État a dissous plusieurs associations d’extrême droite, telles que le groupe Génération Identitaire et Lyon Populaire, afin de tenter de réduire ces violences.

Les mouvements antifascistes ont également gagné du terrain à Lyon, y compris la Jeune Garde, qui a été reconnue coupable récemment pour des actes violents et suspectée d’être liée à la mort de Quentin Deranque. Jean-Yves Camus, politologue, souligne la nature défensive de leur antifascisme : « L’antifascisme défensif, c’est quoi ? C’est l’idée d’occuper la rue, en ayant la possibilité, éventuellement, d’avoir recours à la violence, si jamais celui d’en face attaque. En pratique, ça ne marche jamais« .

La situation à Lyon, où les groupes d’extrême droite et d’extrême gauche sont fortement implantés, continue de se détériorer, engendrant des escalades fréquentes d’affrontements. Les autorités surveillent de près ces incidents pour éviter des conflits encore plus graves, alors que la radicalisation des deux camps semble s’intensifier.

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