Menaces contre des entreprises technologiques : l’IRGC appelle à l’évacuation immédiate
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a ordonné aux employés de plusieurs grandes entreprises technologiques de quitter immédiatement leurs lieux de travail. L’institution a également conseillé aux résidents de « tous les pays de la région » d’évacuer dans un rayon d’un kilomètre autour de ces établissements. Cette mise en garde suggère que les cibles de l’IRGC pourraient inclure l’infrastructure de ces entreprises à travers le Moyen-Orient, sans pour autant viser directement les États-Unis, rapporte TopTribune.
Les entreprises mentionnées dans cette alerte incluent des géants comme Cisco, HP, Intel, Oracle, Microsoft, Apple, Google, Meta, IBM, Dell, Palantir, Nvidia, JP Morgan, Tesla, GE, et Boeing. Deux sociétés basées aux Émirats arabes unis, G42, spécialisée en intelligence artificielle, et Spire Solutions, fournisseur de solutions en cybersécurité, ont également été nommées.
L’IRGC met en avant que toutes ces entreprises ont des opérations ou des liens commerciaux avec Israël, bien que la majorité d’entre elles aient nié l’utilisation de leur technologie par l’État israélien à des fins militaires. Certaines, comme Palantir, Microsoft, Google, IBM, et G42, ont des connexions documentées avec des entreprises militaires ou de défense israéliennes. En 2024, le vice-président exécutif de Palantir, Josh Harris, a déclaré à Bloomberg que l’entreprise avait signé un partenariat stratégique avec le ministère israélien de la Défense pour fournir « des technologies avancées en soutien à des missions liées à la guerre ».
Tous les acteurs concernés n’ont pas encore réagi publiquement à cette mise en garde de l’IRGC, et le cadre de ce conflit soulève d’importantes interrogations sur les interactions entre entreprises technologiques et engagements militaires dans la région.