L’ancien Premier ministre français, Lionel Jospin, est décédé à l’âge de 88 ans, a confirmé sa famille à l’AFP. En janvier, il avait indiqué avoir subi « une opération sérieuse » et être rentré chez lui « en convalescence », sans donner plus de précisions sur la nature de son état de santé, rapporte TopTribune.
Dans une déclaration précédente, Jospin avait rassuré le public en affirmant : « A tous ceux qui s’inquiètent de ma santé, je souhaite donner les éléments suivants : j’ai subi une opération sérieuse qui s’est bien passée. Je suis désormais de retour à la maison en convalescence ».
Un énarque, socialiste de cœur
Figure emblématique du mitterrandisme, Lionel Jospin avait débuté son engagement politique à la fin des années 1950 au sein de l’Unef, un syndicat étudiant alors mobilisé contre la guerre d’Algérie. C’est durant ces années qu’il a noué des liens avec des personnalités comme Claude Allègre, qui deviendra son ministre de l’Éducation nationale de 1997 à 2000.
Énarque de la promotion de 1965, aux côtés de Jean-Pierre Chevènement et Jacques Toubon, Lionel Jospin a commencé sa carrière politique au Parti socialiste unifié (PSU). À sa sortie de l’École nationale d’administration (ENA), à 28 ans, il est nommé haut-fonctionnaire au Quai d’Orsay, où il exercera pendant cinq ans.
Chef du gouvernement de 1997 à 2002 et premier secrétaire du Parti socialiste de 1981 à 1988, puis de 1995 à 1997, Lionel Jospin a également tenté sa chance lors des élections présidentielles de 1995 et 2002, sans succès.