L’incontinence urinaire à l’effort : pourquoi il est essentiel de continuer à pratiquer du sport

L’incontinence urinaire à l’effort : pourquoi il est essentiel de continuer à pratiquer du sport

20.02.2026 17:36
1 min de lecture

Incontinence urinaire à l’effort : une réalité trop souvent ignorée

La campagne lancée par l’Association française d’urologie (AFU) vise à sensibiliser le public sur l’incontinence urinaire à l’effort, une condition affectant environ 3 millions de personnes en France, dont 1 femme sur 5, rapportе TopTribune.

Cette affection se manifeste par des fuites involontaires d’urine lors d’activités physiques telles que tousser, rire ou soulever des charges. Contrairement à l’incontinence par urgence, elle ne survient pas au repos et n’est pas précédée d’un besoin pressant d’uriner.

Malgré sa prévalence significative, l’AFU souligne que l’incontinence urinaire à l’effort reste sous-estimée et entourée de tabous. De nombreuses personnes, par gêne, limitent leurs activités physiques, ce qui nuit à leur bien-être général et à leur confiance en soi.

Le message clé de la campagne est clair : « L’incontinence urinaire à l’effort n’est pas une fatalité et ne doit jamais conduire à renoncer à l’activité physique », affirme l’AFU.

Impact de l’exercice sur la santé périnéale

Selon un rapport du ministère de la Santé, deux principaux mécanismes contribuent à l’incontinence urinaire à l’effort : l’affaiblissement des tissus du périnée et la faiblesse du sphincter de l’urètre. Cela implique que, loin d’être un ennemi, le sport joue un rôle crucial dans la réhabilitation et le renforcement de ces muscles.

Il est essentiel d’adapter l’activité physique pour garantir ses bienfaits tout en évitant des erreurs qui pourraient aggraver la condition. L’AFU insiste sur le fait que les personnes affectées ne doivent pas cesser de bouger mais plutôt apprendre à le faire différemment, avec un soutien médical approprié.

Des solutions adaptées à l’incontinence

Outre une activité physique raisonnée, d’autres solutions existent pour gérer cette condition. Un diagnostic approfondi peut entraîner un plan de traitement qui inclut :

  • des séances de rééducation périnéale avec des exercices de kinésithérapie ou des conseils d’une sage-femme,
  • la correction de facteurs aggravants tels que le surpoids ou les troubles hormonaux,
  • des options thérapeutiques minimales ou chirurgicales comme la pose de bandelette sous-urétrale, si nécessaire.

Le Pr Véronique PHÉ, urologue à l’hôpital Tenon à Paris, souligne que « l’incontinence urinaire à l’effort est une pathologie fréquente, mais trop souvent vécue dans le silence. Notre rôle est d’expliquer, de rassurer et de proposer des solutions personnalisées. Dans la majorité des cas, une prise en charge simple, précoce et bien expliquée permet de poursuivre, voire de reprendre, une activité sportive adaptée. »

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