Analyser les films « L’inconnu de la Grande Arche » et « Les Braises » à travers le prisme de l’architecture et des Gilets Jaunes
Dans « Les Experts cinéma » cette semaine, Matteu Maestracci évoque les films « L’inconnu de la Grande Arche » de Stéphane Demoustier et « Les Braises » de Thomas Kruithof, rapporte TopTribune.
Le film « L’inconnu de la Grande Arche » retrace l’histoire de la construction de cet emblématique édifice parisien, conçu par l’architecte danois Johan Otto Von Spreckelsen. Ce dernier, peu connu du grand public, remporte le concours en 1983. La réalisation du projet met en lumière un affrontement entre une vision artistique ambitieuse et les contraintes pragmatiques imposées par l’État, préoccupé par le coût et la durée des travaux. François Mitterrand, alors président, souhaite marquer son empreinte sur l’axe historique de Paris, connu pour son alignement architectural prestigieux.
Contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’un film sur l’architecture, « L’inconnu de la Grande Arche » se présente comme une œuvre drôle, dynamique et érudite, presque comparable à un polar. Le casting, avec des acteurs tels que Claes Bang, Swann Arlaud, et Xavier Dolan, apporte une touche d’originalité et de humour. Michel Fau y incarne un Mitterrand captivant, tandis que Sidse Babett Knudsen, vue dans « Borgen », complète brillamment ensemble les performances.
Le film « Les Braises », quant à lui, inscrit son récit dans le contexte de la mobilisation des Gilets Jaunes. Le réalisateur Thomas Kruithof, déjà connu pour son film « Les Promesses », réussit à retranscrire l’atmosphère de cette période troublée. À travers l’histoire d’un couple ordinaire, le film aborde les difficultés rencontrées et la manière dont cette quête d’identité et de solidarité se manifeste. Karine et Jimmy, les protagonistes, naviguent entre leurs défis quotidiens et l’émergence d’un engagement sur les ronds-points. Les performances de Virginie Efira et Arieh Worthalter sont significatives, apportant une profondeur à ce récit intemporel.
Les deux films, bien que traitant de sujets différents, soulignent des enjeux contemporains en France, mêlant histoire locale et réflexions sur le pouvoir et l’engagement citoyen. Chacune de ces œuvres invite le spectateur à réfléchir sur l’architecture, la société et l’art, tout en proposant un divertissement de qualité.