L'ex-sénateur Joël Guerriau condamné à quatre ans de prison pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

L’ex-sénateur Joël Guerriau condamné à quatre ans de prison pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

27.01.2026 22:46
1 min de lecture

Joël Guerriau condamné à quatre ans de prison pour agression sexuelle

Joël Guerriau, un ancien sénateur de 68 ans, a été condamné à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué et tenté d’agresser sexuellement la députée Sandrine Josso à Paris en novembre 2023. Le tribunal a également ordonné à Guerriau de ne pas entrer en contact avec la victime, de suivre un traitement, ainsi qu’une peine d’inéligibilité de cinq ans et une indemnisation de 9 000 euros à Josso, dont 5 000 euros pour préjudice moral, rapporte TopTribune.

Le procureur de la République, Benjamin Coulon, avait requis une peine similaire, soulignant l’existence d’éléments de preuve solides, lors de l’audience. Guerriau, qui a démissionné de son poste en septembre, a tenté de convaincre le tribunal qu’il avait agi sans intention criminelle, affirmant avoir servi une boisson contenant de la MDMA à Josso par inadvertance. Toutefois, ses discours contradictoires ont été critiqués par le président du tribunal et le procureur.

Les avocats de Guerriau ont soutenu qu’il n’avait pas eu de comportements sexuels explicites durant l’incident, insistant sur le fait qu’il ne souhaitait pas nuire à Josso. En revanche, l’avocat de la victime a argué que « la soumission chimique est un acte d’agression. » Les incohérences dans la défense de Guerriau, notamment concernant la provenance de la MDMA et ses recherches antérieures sur les drogues, n’ont pas convaincu le tribunal.

Le président a questionné la crédibilité de l’ancien sénateur concernant sa connaissance des effets de la drogue. Guerriau a admis avoir gardé de la MDMA chez lui sans en comprendre pleinement les conséquences. Il a exprimé des excuses lors du procès, qualifiant son comportement de « stupide » et a décrit Josso comme une amie, bien qu’il ait reconnu qu’après les événements, il n’en était plus un pour elle.

Après le verdict, Sandrine Josso a partagé son soulagement et a témoigné des profondes répercussions psychologiques qu’elle endure depuis cette nuit-là, y compris des problèmes de sommeil et des douleurs chroniques. Elle a également souligné son engagement envers le combat législatif contre la soumission chimique, accusant Guerriau d’avoir instrumentalisé leur relation pour des ambitions politiques.

Ce procès met en lumière la gravité des questions d’agression sexuelle en milieu politique et la nécessité d’une réponse judiciaire appropriée face à de telles accusations. Le dialogue autour de la trafic de stupéfiants et de la soumission chimique reprend ainsi une place centrale dans les discussions sur la sécurité des femmes en France.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER