L'Espagne refuse d'aider dans le conflit iranien face aux menaces commerciales de Trump

L’Espagne refuse d’aider dans le conflit iranien face aux menaces commerciales de Trump

04.03.2026 15:37
2 min de lecture

Le Premier ministre espagnol refuse de céder aux menaces de Trump concernant le conflit iranien

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a réaffirmé son refus de s’impliquer dans le conflit iranien et a condamné la menace du président américain Donald Trump de couper les échanges commerciaux avec l’Espagne en guise de sanction, rapporte TopTribune.

Dans une déclaration télévisée mercredi matin, Sánchez a déclaré : « La position du gouvernement espagnol se résume en trois mots : Non à la guerre. » Il a évoqué les conséquences néfastes du conflit en Irak, appelant à ne pas répéter les erreurs du passé.

« Il y a vingt-trois ans, une autre administration américaine nous a entraînés dans une guerre au Moyen-Orient », a-t-il poursuivi. « Une guerre qui, en théorie, visait à éliminer les armes de destruction massive de Saddam Hussein, à apporter la démocratie, et à garantir la sécurité mondiale, mais qui a lancé la plus grande vague d’insécurité que notre continent ait connue depuis la chute du mur de Berlin. »

Après son discours, Sánchez a réitéré sa position via un message, déclarant « non aux violations du droit international » et « non à l’illusion que nous pouvons résoudre les problèmes du monde avec des bombes. » Cette réponse forte de l’Espagne intervient après que Trump a formulé des menaces économiques lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche avec le chancelier allemand Friedrich Merz.

En réfléchissant à l’action militaire américano-israélienne contre l’Iran, qui a entraîné la mort du leader suprême iranien Ali Khamenei, Trump a fait l’éloge de cette opération tout en critiquant certains alliés européens, y compris l’Espagne, pour avoir refusé l’accès de leurs bases militaires aux États-Unis.

« L’Espagne a dit que nous ne pouvons pas utiliser leurs bases. Nous pourrions utiliser leurs bases si nous le voulions, nous pourrions simplement voler et les utiliser, personne ne va nous dire de ne pas les utiliser, mais nous n’avons pas à le faire », a soutenu Trump. Il a par ailleurs pointé du doigt l’Espagne pour son incapacité à s’engager à augmenter ses dépenses de défense à 5 % du PIB conformément aux objectifs de l’OTAN.

Trump a également critiqué d’autres nations, accusant le Royaume-Uni d’être « non coopératif ». « Nous sommes très surpris. Ce n’est pas Winston Churchill avec qui nous avons affaire », a-t-il déclaré, en référence au Premier ministre britannique Keir Starmer.

Bien que Starmer ait d’abord refusé de permettre à Trump d’utiliser les bases britanniques pour lancer des missiles de défense, il a inversé sa décision dimanche soir, annonçant que la Grande-Bretagne accordera l’accès à l’armée américaine.

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