Les traitements hormonaux de la ménopause n'affectent pas le risque de démence, selon une étude de l'UCL

Les traitements hormonaux de la ménopause n’affectent pas le risque de démence, selon une étude de l’UCL

04.01.2026 12:26
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L’hormonothérapie de la ménopause et le risque de démence : une analyse révélatrice

Une nouvelle étude révèle qu’aucune preuve ne démontre que le traitement hormonal de la ménopause modifie le risque de démence chez les femmes ménopausées, rapporte TopTribune. Réalisée à l’initiative de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) par des chercheurs de l’University College London, cette recherche a été publiée le 22 décembre dans la revue The Lancet Healthy Longevity.

Cette publication intervient peu de temps après que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis ait annoncé la suppression des avertissements associés au traitement hormonal de la ménopause, y compris un avertissement sur un risque accru de démence, désormais considéré comme infondé. Le Dr Makary, commissaire de la FDA, a même suggéré que ces traitements pourraient aider à réduire le risque de maladie d’Alzheimer.

La méta-analyse a examiné un essai clinique randomisé et neuf études observationnelles totalisant plus d’un million de participantes. Les chercheurs n’ont trouvé aucune association significative entre l’hormonothérapie de la ménopause et le risque de démence ou de troubles cognitifs légers. Selon leurs observations, le traitement n’exerce ni effets positifs ni négatifs.

Des recherches supplémentaires nécessaires

« Actuellement, l’Organisation mondiale de la Santé ne fournit aucune recommandation concernant l’hormonothérapie de la ménopause et ses effets sur les fonctions cognitives, ce qui représente une lacune importante pour les cliniciens et les décideurs politiques. Afin d’y voir plus clair, nous avons examiné les recherches les plus rigoureuses sur le sujet et constaté que l’hormonothérapie de la ménopause ne semble pas avoir d’impact, ni positif ni négatif, sur le risque de démence », a déclaré la Pre Aimee Spector, du département de psychologie et de sciences du langage de l’UCL, autrice principale de l’étude.

Cette analyse contribuera à l’élaboration des futures recommandations de l’OMS concernant la réduction du risque de déclin cognitif et de démence, dont la publication est prévue pour 2026. Les chercheurs soulignent que des études de haute qualité et à long terme sont nécessaires pour mieux comprendre les effets à long terme de l’hormonothérapie de la ménopause.

Ils notent que leurs conclusions sont limitées par la rareté des essais contrôlés randomisés pertinents, caractérisés par un niveau de preuve relativement faible. « Ceci conforte les recommandations cliniques actuelles, selon lesquelles la prescription d’un THM doit reposer sur d’autres bénéfices et risques perçus et non sur la prévention de la démence », ajoutent les chercheurs.

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