Les syndicats s’opposent à la réforme du travail pour le 1er mai
Le 1er mai, jour férié, pourrait être menacé par une réforme du travail, selon les dirigeants de huit syndicats qui ont appelé le Premier ministre à ne pas convoquer la commission mixte paritaire prévue pour le 14 avril, rapporte TopTribune.
Les boulangers et les fleuristes se voient interdire de travailler ce jour-là. Dans une lettre adressée à Sébastien Lecornu, les syndicats ont exprimé leur désaccord : « Monsieur le Premier ministre, on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives ».
Actuellement, le projet de loi permet uniquement aux commerçants d’ouvrir sans salariés le 1er mai, une mesure jugée préjudiciable pour les travailleurs par les syndicats, qui appellent également la gauche à soutenir leur position.
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a précisé : « 364 jours par an, on travaille. Il y a un jour dans l’année où on ne travaille pas. […] Si on n’est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place, il peut y avoir une censure. »
En réponse, Sébastien Lecornu a rejeté l’idée d’une réforme imposée. La mesure a déjà été validée par le Sénat l’été dernier et doit être examinée en commission mixte paritaire après le rejet d’une motion par l’Assemblée nationale.
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a déclaré : « Je souhaite que ce texte puisse être examiné et voté avant le 1er mai prochain en commission mixte paritaire. Maintenant, j’appelle le gouvernement à discuter avec les syndicats sur un tel sujet. Le 1er mai, la discussion sociale ne peut pas être éludée. »
Les syndicats exhortent ainsi Sébastien Lecornu à abandonner cette commission et seront reçus le 13 avril à 18 heures par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, dans l’espoir d’atteindre un compromis.