Les supermarchés français Leclerc, Carrefour et Intermarché mal classés dans la transition alimentaire durable en Europe

Les supermarchés français Leclerc, Carrefour et Intermarché mal classés dans la transition alimentaire durable en Europe

27.01.2026 08:57
2 min de lecture

Les supermarchés français en retard sur le climat

Dans un classement récemment publié par le centre de réflexion Questionmark, les supermarchés français se révèlent « à la traîne » en matière de lutte contre le changement climatique et de transition vers une alimentation plus durable, comparés à leurs homologues européens. Aucun des trois géants français étudiés n’apparaît dans le top 10, avec Carrefour classé 12e, Intermarché 20e et E.Leclerc, premier distributeur en France, occupant la dernière place (27e) selon l’étude néerlandaise, soutenue par le Réseau action climat (RAC), rapporte TopTribune.

Pour l’évaluation de 27 enseignes, deux axes principaux ont été retenus : les efforts pour réduire les émissions de CO2 conformément à l’Accord de Paris de 2015, et les initiatives visant à réorienter les ventes de protéines vers davantage de produits d’origine végétale.

Des stratégies peu concrètes

Selon l’étude, Carrefour est la seule enseigne à avoir présenté une feuille de route claire pour atteindre ses objectifs à court terme. En revanche, les stratégies de E.Leclerc et d’Intermarché semblent manquer de clarté. Les auteurs soulignent que les émissions de gaz à effet de serre de Carrefour France et d’Intermarché ont augmenté depuis le début de leur publication, tandis que les résultats de E.Leclerc restent méconnus, avec des données de 2023 publiées uniquement récemment.

En matière de « transition protéinique », Carrefour intensifie ses efforts pour promouvoir « plus de légumineuses » et des « produits céréaliers complets », mais continue d’adopter des pratiques qui favorisent la consommation, voire la surconsommation de viande, selon Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le Réseau action climat appelle le gouvernement français à « renforcer l’encadrement du secteur de la grande distribution » et à publier la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), qui est attendue depuis plus de deux ans.

Les modèles à suivre

Dans ce classement, les Pays-Bas se distinguent en tête, avec la filiale néerlandaise de Lidl classée première, suivie des distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e). Cette étude a également impliqué des associations telles que Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas, soulignant l’importance d’une transition vers des pratiques durables.

D’autres enseignes de Lidl, notamment en Pologne (2e), en Allemagne (5e) et en Espagne (6e), figurent également parmi les bons élèves. Les supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e) complètent le tableau. Les distributeurs suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant Tesco (11e) et ICA (14e).

Un appel à l’action

Cette situation soulève des questions critiques concernant les efforts des supermarchés français face à la crise climatique. Le Réseau action climat propose des recommandations concrètes pour aider les enseignes à améliorer leur performance environnementale. Les acteurs du secteur de la grande distribution doivent évaluer sérieusement leurs politiques et initiatives afin de répondre aux défis environnementaux contemporains.

En réponse à ces préoccupations, des organisations environnementales insistent sur la nécessité d’une meilleure transparence et d’engagements plus ambitieux de la part des distributeurs pour lutter contre le changement climatique. Le respect des accords internationaux et l’adoption de pratiques durables deviendront essentiels pour maintenir la confiance des consommateurs et répondre aux attentes croissantes en matière de responsabilité environnementale.

Alors que les consommateurs européens deviennent de plus en plus conscients de l’impact de leur choix alimentaires, la pression sur les supermarchés français pour évoluer vers des modèles d’affaires plus durables ne fera que croître. Les mois à venir seront cruciaux pour observer si les principaux acteurs du secteur réagiront et s’ajusteront aux normes environnementales de plus en plus strictes.

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