Les opposants à Olivier Faure quittent le bureau national du Parti socialiste sur fond de désaccords stratégiques

Les opposants à Olivier Faure quittent le bureau national du Parti socialiste sur fond de désaccords stratégiques

08.04.2026 13:16
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Division au sein du Parti socialiste sur la stratégie présidentielle

Des tensions croissantes au sein du Parti socialiste (PS) se sont manifestées lors d’un bureau national tenu le 7 avril. Les opposants à Olivier Faure, premier secrétaire du PS, ont quitté la réunion après avoir contesté la direction concernant la stratégie pour la présidentielle, révèle l’AFP. Boris Vallaud, chef des députés socialistes, a critiqué le refus de la direction de soumettre à un vote une résolution demandant la désignation d’un candidat PS avant l’été.

La direction du parti a dénoncé ce qu’elle a qualifié de « coups de théâtre à la mise en scène douteuse », soulignant que les opposants n’ont pas clarifié leur position sur une éventuelle candidature commune de la gauche non mélenchoniste. Ils ont également questionné le périmètre de cette candidature, se demandant si elle inclurait toute la gauche, excluant La France Insoumise (LFI), ou seulement les sociaux-démocrates.

La direction a proposé d’organiser un vote auprès des militants avant l’été sur le projet et le périmètre de la candidature, arguant que la question de désignation d’un candidat ne pourrait être abordée qu’ensuite. Cependant, les courants menés par Vallaud et le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, ont exigé un vote immédiat sur une résolution visant à désigner un candidat socialiste avant l’été. Cette résolution proposait également que les militants décident le même jour de la méthode de rassemblement de la gauche et des écologistes, soit par une primaire, soit par « la construction d’une coalition ».

Olivier Faure soutient l’idée d’une primaire pour la gauche non mélenchoniste, notion également défendue par la présidente des Écologistes, Marine Tondelier, ainsi que par les anciens insoumis Clémentine Autain et François Ruffin. À l’inverse, Vallaud, tout comme Raphaël Glucksmann de Place publique, s’oppose à cette option, prônant une coalition plus large avec une désignation finale d’un candidat commun par consensus. « Ce n’est pas possible de fonctionner comme ça, ça ne sert à rien de se prétendre un grand parti démocratique », a déclaré l’entourage de Vallaud, ajoutant que sa résolution avait le soutien d’une majorité des membres du Bureau national., rapporte TopTribune.

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