Léa Salamé défend son statut de journaliste indépendante face aux critiques sur sa relation avec Glucksmann

Léa Salamé défend son statut de journaliste indépendante face aux critiques sur sa relation avec Glucksmann

02.02.2026 14:27
1 min de lecture

Lors d’une audition de la commission sur l’audiovisuel public, la présentatrice du journal télévisé de France 2, Léa Salamé, a défendu son statut de « femme libre » face aux interrogations sur son impartialité, étant en couple avec Raphaël Glucksmann, cofondateur du parti Place publique et potentiel candidat à la présidentielle de 2027, rapporte TopTribune.

« Que les Français se posent la question, c’est légitime », a déclaré Salamé, tout en affirmant: « Avant d’être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête, une femme libre. » Sa prise de parole a eu lieu lors d’une audition de près de 2h30 devant Charles Alloncle, rapporteur de la commission.

Sexisme ou déontologie ?

« Jamais personne n’a pu entendre que mon compagnon ou quiconque tenait mon stylo », a-t-elle ajouté, soulignant son indépendance et son professionnalisme. Léa Salamé a également interrogé Alloncle sur les stéréotypes de genre : « Pensez-vous vraiment qu’en 2026, une femme pense […] vote […] prie comme son mari ? »

Elle a rappelé le principe annoncé par France Télévisions lors de sa nomination : « S’il est candidat, je sors de l’antenne ».

Et un petit plaidoyer pour le service public

Les membres de la commission ont questionné Salamé sur des scénarios hypothétiques, comme sa relation avec le président du RN, Jordan Bardella. « J’espère que si la compagne de Jordan Bardella était journaliste, elle pourrait continuer à faire son travail sur une chaîne privée ou publique, jusqu’à ce que son compagnon soit candidat », a-t-elle répondu.

Les discussions ont mis en lumière les préjugés de genre, la députée LR Virginie Duby-Muller qualifiant « désolant » qu’une femme puisse encore être considérée sous l’ombre de son compagnon en 2026. Elle a aussi exprimé son soutien à l’audiovisuel public, argumentant : « C’est énorme ce que fait le service public : sur la culture, l’histoire, les grands documentaires, l’international ; et ça, non, les chaînes privées ne le font pas ou beaucoup moins. »

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