Le zoo de Beauval accueillera les dauphins de Marineland et Planète sauvage en 2027

Le zoo de Beauval accueillera les dauphins de Marineland et Planète sauvage en 2027

16.02.2026 19:06
2 min de lecture

Le gouvernement français a annoncé un calendrier pour décider du sort des cétacés du Marineland d’Antibes, avec une décision définitive attendue d’ici fin mars 2026, rapporte TopTribune. Cette annonce a été faite lors d’une réunion tenue lundi au ministère de la Transition écologique, alors que l’état des bassins se détériore et qu’aucune solution consensuelle n’est encore en place pour les orques et les dauphins concernés.

Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, a déclaré que « toutes les options sont examinées avec rigueur et transparence », avec un accent particulier sur la nécessité de garantir le bien-être animal. Le ministère a précisé que « compte tenu de l’urgence de la situation, une décision définitive sera prise d’ici la fin du mois de mars 2026 ». Parmi les scénarios envisagés figure le transfert des orques vers le Loro Parque à Tenerife, en Espagne, malgré des réserves initiales des autorités françaises.

Des conditions alarmantes pour les orques

L’urgence est accentuée par un rapport d’expertise qui a été rendu public lundi, mettant en lumière la dégradation des bassins où vivent Wikie, 24 ans, et son fils Keijo, 12 ans. Construits en 2000, ces bassins présentent des fissures et subissent des mouvements de sol qui pourraient provoquer un effondrement, entraînant l’éventuelle euthanasie des animaux. Alexis Soiron, conseiller au ministère, a déclaré qu’« au vu de l’urgence, on pourrait imaginer le déclenchement de la solution Loro Parque. Ce n’est pas forcément le souhait du ministre, mais il faut agir avec responsabilité ».

Cette situation divise néanmoins les organisations de protection animale. Paul Watson, représentant de Sea Shepherd, a exprimé la nécessité de créer un sanctuaire en Méditerranée, tandis que d’autres pensent qu’un transfert est désormais incontournable. Un message relayé par l’acteur Jason James Richter met en avant que « contrairement à la fin hollywoodienne de Sauvez Willy, Wiki et Keijo ne peuvent pas simplement être relâchés dans la nature […]. Leur seule chance de survie est d’être transférés dans un autre parc ».

Avenir des dauphins en suspens

Le gouvernement doit également se prononcer sur le sort des dauphins du Marineland et de Planète Sauvage. Il considère que le ZooParc de Beauval constitue à ce stade la solution la plus avancée sur les plans juridiques et techniques. Ce site, qui doit être opérationnel au printemps 2027, est envisagé pour accueillir les animaux, tandis que les dauphins d’Antibes pourraient rester sur place jusqu’à ce transfert, leur état étant jugé compatible avec un maintien temporaire.

Toutefois, cette orientation suscite des critiques de la part de plusieurs ONG, qui dénoncent ce qu’elles considèrent comme un « faux-semblant de sanctuaire » et expriment des craintes quant à la continuité d’une exploitation commerciale. La charte proposée par Beauval stipule que les transferts ne seront permis que pour le bien-être des animaux. La décision attendue d’ici fin mars 2026 devrait enfin apporter une solution à une incertitude qui dure depuis l’adoption de la loi de 2021 interdisant progressivement la captivité des cétacés en France.

Cette situation soulève des questions éthiques sur la captivité et la protection des espèces marines, alors que la pression de l’opinion publique pour un traitement respectueux des animaux s’intensifie. Les discussions en cours pourraient avoir des répercussions significatives sur les politiques de protection animale en France, alors que le pays se tourne vers une approche plus éthique concernant la gestion des cétacés en captivité.

Les prochaines semaines seront cruciales pour savoir si le gouvernement réussira à trouver un compromis satisfaisant entre la nécessité d’assurer le bien-être des animaux et les intérêts commerciaux des parcs marins. Le suivi de ces décisions sera scruté de près par les militants des droits des animaux et le grand public, prêt à en juger les implications.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER