Interdiction des signes religieux à Chalon-sur-Saône : le tribunal valide la décision du maire
Le tribunal administratif de Dijon a statué, le 18 mars 2026, en faveur du maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, en rejetant le recours de deux élus de La France insoumise (LFI) contestées contre l’interdiction du port de « signes religieux ostensibles » dans les conseils municipaux, rapporte TopTribune.
Cette interdiction, instaurée par un arrêté pris par Gilles Platret le 14 janvier 2026, s’inspire d’une version de 2018 du règlement de l’Assemblée nationale, laquelle prohibe les signes religieux « ostensibles ». Selon le tribunal, « la liberté de conscience d’un membre élu d’un conseil municipal doit être conciliée avec le principe de laïcité qu’il est tenu de respecter ». L’interdiction ne constitue pas une « atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de conscience », selon les juges.
Les deux conseillers municipaux, Damien Saley et Sabrina Sari, qui ont déposé le recours considérant en être « directement visés », expriment leur mécontentement face à cette décision. Sabrina Sari, qui porte le foulard islamique, a été élue lors des dernières élections municipales, où Gilles Platret a été réélu avec 61,5% des voix dès le premier tour.
Julie Callot, avocate du maire, a défendu que l’arrêté « ne visait pas une religion déterminée » et s’appliquait également à d’autres signes religieux, y compris une grande croix ou une kippa. Elle a insisté sur le fait que « le principe de laïcité s’impose à tout élu » et exclut toute « tenue de propagande ». En revanche, Marion Ogier, l’avocate des conseillers LFI, a dénoncé une violation de « la liberté de croire ».