Le sommeil prolongé le week-end réduit de 41 % le risque de dépression chez les adolescents

Le sommeil prolongé le week-end réduit de 41 % le risque de dépression chez les adolescents

13.01.2026 17:19
1 min de lecture

Le sommeil des adolescents : un enjeu crucial pour leur santé mentale

Une étude récemment réalisée par l’Université de l’Oregon et l’Université d’État de New York révèle que les adolescents qui récupèrent leurs heures de sommeil pendant le week-end présentent un risque de symptômes dépressifs inférieur de 41 % par rapport à ceux qui ne le font pas. Ces résultats soulignent l’importance du sommeil dans la santé mentale des jeunes, en particulier dans un contexte où la pression scolaire et sociale est de plus en plus intense, rapporte TopTribune.

Les résultats de cette étude, publiés dans le Journal of Affective Disorders, mettent en lumière le lien crucial entre sommeil et problèmes psychologiques chez les jeunes, une tranche d’âge particulièrement vulnérable face à ces enjeux.

« Les chercheurs spécialisés dans le sommeil recommandent depuis longtemps aux adolescents de dormir huit à dix heures par nuit et à heure fixe, mais c’est tout simplement impossible à mettre en pratique pour beaucoup de jeunes », souligne Melynda Casement, directrice du Laboratoire du sommeil à l’Université de l’Oregon.

L’évolution des habitudes de sommeil

Dans le cadre de leurs recherches, les auteurs ont analysé les données de l’enquête nationale sur la santé et la nutrition (NHANES) menée entre 2021 et 2023, portant sur des jeunes de 16 à 24 ans. Ces participants ont renseigné leurs heures de coucher et de lever, tant en semaine que le week-end, ainsi que leur ressenti quotidien en matière de tristesse ou de dépression.

« Au lieu d’être un lève-tôt, l’adolescent devient plutôt un couche-tard, et l’endormissement continue de se décaler progressivement jusqu’à l’âge de 18-20 ans », précisent les chercheurs.

Le cycle de sommeil typique des adolescents commence vers 23 heures pour un réveil à 8 heures, un rythme souvent en désaccord avec les horaires d’école dans de nombreux établissements. Les scientifiques insistent sur l’importance de dormir entre huit et dix heures par nuit. Toutefois, en cas d’impossibilité, « faire la grasse matinée le week-end peut contribuer à réduire le risque de symptômes dépressifs ». La dépression et l’anxiété représentent des facteurs de risque significatifs pour la santé et la survie des adolescents.

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