Le Sénat américain relance les discussions sur la réglementation des crypto-monnaies face à l'urgence d'un projet de loi

Le Sénat américain relance les discussions sur la réglementation des crypto-monnaies face à l’urgence d’un projet de loi

06.01.2026 20:26
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Les sénateurs américains reprennent les discussions sur la réglementation des crypto-actifs

Les sénateurs américains se sont réunis mardi pour relancer les discussions sur le projet de loi destiné à établir la structure du marché des actifs numériques, selon des sources proches du dossier, bien qu’aucun nouvel accord n’ait été annoncé sur les différents points de désaccord entre les négociateurs démocrates et républicains, rapporte TopTribune.

Parmi les participants à cette réunion, le sénateur John Kennedy a déclaré à Punchbowl News que le président de la Commission bancaire du Sénat, Tim Scott, prévoyait un examen du projet de loi la semaine prochaine, le 15 janvier. La commission devra probablement publier un projet de loi mis à jour avant cet examen, le dernier projet ayant été partagé il y a plusieurs mois.

Après des mois de négociations infructueuses l’année dernière, le processus recommence pour 2026, bien que les législateurs soient confrontés à un calendrier politique contraint et périlleux. Les membres du Sénat sont actuellement en pleine controverse concernant les actions de Donald Trump au Venezuela et disposent de quelques semaines pour respecter un délai lié à un plan de dépenses fédérales prévu pour le 30 janvier, afin d’éviter un nouveau shutdown gouvernemental. Toutefois, la réglementation des crypto-actifs reste une priorité au Congrès.

Si Scott insiste pour un examen la semaine prochaine, cela pourrait soulager une partie du stress budgétaire, mais un effort bipartisan semble peu probable à moins que les sénateurs ne parviennent rapidement à résoudre plusieurs points en suspens, que les démocrates ont largement abordés. Ces derniers, certains ayant participé à la réunion de mardi, ont exprimé le besoin de standards éthiques dans le projet de loi pour interdire aux hauts fonctionnaires de tirer profit des activités liées aux actifs numériques, à l’instar de l’ancien président. Ils souhaitent également des restrictions sur les plateformes de finance décentralisée (DeFi) et des limites sur les rendements crypto qui pourraient permettre à l’industrie de rivaliser directement avec les banques.

Ces points sont des questions délicates qui pourraient constituer des obstacles potentiels au soutien de l’industrie vis-à-vis de la législation, bien que des membres des deux partis affirment être motivés pour parvenir à un accord et faire passer le projet de loi. Si le calendrier suggéré par Kennedy se réalise, cela pourrait contraindre les négociateurs démocrates à s’opposer à ce qui sera voté, sauf si un terrain d’entente a été atteint.

Le responsable crypto de Trump, David Sacks, avait également laissé entendre le mois dernier sur le réseau social X que Scott s’était engagé à un examen en janvier, bien que Scott n’ait pas encore fait cet engagement publiquement.

Plusieurs facteurs de pression s’accumulent, augmentant l’urgence d’une action sur les crypto-actifs au Sénat. La Chambre des représentants a déjà approuvé son propre Digital Asset Market Clarity Act pour établir une réglementation des crypto-actifs aux États-Unis, et cet organe attend désormais le Sénat. Par ailleurs, la date limite du 30 janvier pour établir un plan de dépenses fédérales menace de provoquer un shutdown similaire à celui de 43 jours observé il y a quelques mois. De plus, les élections de mi-mandat cette année exercent une pression politique supplémentaire et contraignent le calendrier.

Mardi, le secteur bancaire a à nouveau exprimé son vif intérêt pour utiliser ce projet de loi afin de revoir le projet de loi de l’année dernière, le Guiding and Establishing National Innovation for U.S. Stablecoins (GENIUS) Act, afin d’interdire aux affiliés crypto de payer des rendements sur les stablecoins. Ce débat de lobbying entre les deux secteurs dure depuis plusieurs mois, et la législation issue des négociations au Sénat pourrait déterminer quel secteur en sortira vainqueur.

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