Le salaire d'Amélie de Montchalin en tant que nouvelle présidente de la Cour des comptes

Le salaire d’Amélie de Montchalin en tant que nouvelle présidente de la Cour des comptes

23.02.2026 12:46
2 min de lecture

Amélie de Montchalin prend ses fonctions à la tête de la Cour des comptes

Ce lundi 23 février 2026, Amélie de Montchalin a été officiellement installée en tant que présidente de la Cour des comptes, mettant ainsi un terme à son mandat de ministre des Comptes publics qu’elle exerçait depuis 2024. Voulue par Emmanuel Macron, sa nomination est marquée par un mandat irrévocable, délocalisé par la limite d’âge de 68 ans, offrant un nouveau poste sur le long terme, assorti d’une rémunération conséquente, rapporte TopTribune.

La première femme à occuper ce poste

Le décret officialisant la cessation de ses fonctions de ministre de l’Action et des Comptes publics a été publié dimanche, à la suite de l’annonce par l’Élysée de la nomination de David Amiel pour lui succéder. Nommée le 11 février dernier, Amélie de Montchalin prend les rênes de cette institution plus que bicentenaire moins de deux semaines après sa confirmation, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste, succédant à Pierre Moscovici.

Sa nomination suscite des controverses, les critiques soulignant qu’Amélie de Montchalin, issue du macronisme, effectue cette transition à seulement 40 ans, alors que ce poste est souvent réservé à des personnalités avec une expérience parlementaire ou ministérielle de longue date.

Avant d’assumer le rôle de ministre des Comptes publics, elle a occupé divers postes, dont celui de secrétaire d’État aux Affaires européennes et de ministre de la Transition écologique, qu’elle a quitté après sa défaite aux élections législatives de 2022.

Une polémique autour des conflits d’intérêts

La prise de fonction d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes suscite également des interrogations concernant un potentiel conflit d’intérêt, étant donné son rôle précédent au sein du gouvernement chargé d’évaluer le déficit public et les choix budgétaires. « Elle va être à la fois juge et partie sur les comptes de 2025 et les prévisions pour 2026 », souligne François Ecalle, ancien magistrat de la Cour des comptes. Néanmoins, il tempère cette inquiétude, citant « la collégialité » de la Cour comme un facteur d’atténuation.

La présidente par intérim, Carine Camby, a également insisté sur les mesures de protection existantes, expliquant que « l’indépendance et l’objectivité des rapports » sont assurées car ils sont « délibérés dans les chambres de la Cour » sans que le premier président y participe.

Amélie de Montchalin sera par ailleurs soumise à une évaluation par le collège de déontologie afin d’examiner tout possible conflit d’intérêt.

Pour un groupe de magistrats financiers ayant publié une tribune dans Le Monde, sa nomination met en lumière « une faille institutionnelle » de la Ve République, appelant ainsi à une réforme des conditions de nomination du premier président.

Rémunération substantielle et controversée

En tant que ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin percevait un salaire significatif de 10 647 euros bruts par mois. En sa qualité de présidente de la Cour des comptes, bien que le montant de sa rémunération ne soit pas spécifié sur le site de l’institution, plusieurs éléments permettent d’estimer son nouveau salaire en se basant sur un décret encadrant le salaire à ce poste. Celui-ci lui attribue un indice brut de 2100, équivalant à un montant mensuel brut d’environ 10 332 euros.

En y ajoutant les indemnités et les frais de représentation, fixés par un arrêté de 2007 à 23 114 euros annuels, sa rémunération mensuelle pourrait avoisiner les 12 258 euros brut par mois. Contactée, la Cour des comptes n’a pas répondu aux sollicitations concernant ces chiffres.

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