Le radon, un risque sous-estimé pour le cancer du poumon en France, selon l'IRSN

Le radon, un risque sous-estimé pour le cancer du poumon en France, selon l’IRSN

07.11.2025 06:33
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D’après l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN), environ 3 000 cas de cancer du poumon sont attribuables au radon chaque année en France, représentant ainsi environ 10 % des cas. L’IRSN a d’ailleurs établi une cartographie qui montre que certaines régions françaises sont particulièrement exposées au radon, notamment les territoires granitiques comme la Bretagne, le Massif central, la Corse ou les Vosges, rapporte TopTribune.

Malgré ces chiffres alarmants, le radon demeure méconnu du grand public, et les programmes de dépistage du cancer du poumon ne prennent pas encore en compte l’exposition à ce gaz comme critère de risque. Néanmoins, cette situation pourrait bientôt évoluer.

Collecter les rognures d’ongles…

Le radon peut s’accumuler dans les habitations, particulièrement dans les espaces mal ventilés comme les sous-sols. Lorsqu’il est inhalé, ce gaz se transforme rapidement en un type de plomb radioactif qui se dépose dans les tissus, notamment dans les ongles.

Partant de ce principe, des chercheurs de l’Université de Calgary (Canada) ont recruté quelques volontaires afin d’analyser leurs rognures d’ongles de pieds. « Nous avons découvert que nos ongles d’orteils conservent des informations à long terme sur notre exposition à des substances radioactives toxiques présentes dans notre environnement, comme le radon », expliquent-ils. « Ils constituent une sorte d’archive de notre organisme concernant les expositions passées. »

Ainsi, selon les auteurs, la mesure du plomb radioactif dans les ongles d’orteils pourrait constituer une méthode prometteuse pour estimer l’exposition au radon à long terme d’une personne. Cette démarche pourrait révolutionner l’approche du dépistage du cancer du poumon en permettant d’identifier les personnes à risque avant l’apparition des symptômes.

Grâce à ces résultats prometteurs, les chercheurs ont obtenu un financement de la Société canadienne du cancer pour lancer une étude de validation à plus grande échelle, espérant recruter jusqu’à 10 000 participants dans tout le Canada.

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