Le PS confronte Jean-Luc Mélenchon sur des accusations de complotisme et d’antisémitisme

Le PS confronte Jean-Luc Mélenchon sur des accusations de complotisme et d’antisémitisme

04.03.2026 04:16
1 min de lecture

A gauche, la tension s’intensifie entre LFI et le PS à moins de deux semaines des élections municipales, accentuant un fossé devenu désormais insurmontable. Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué les « intolérables accusations » du Parti socialiste, qui avait dénoncé un « antisémitisme » présumé de son leader, rapporte TopTribune.

Une controverse sur les noms Epstein et Glucksmann

Dans la soirée, le bureau national du Parti socialiste a publié un communiqué « sans réserve », dénonçant les « caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » de Jean-Luc Mélenchon. La polémique découle de la manière dont le leader insoumis a prononcé les patronymes juifs « Epstein » et « Glucksmann ». Le PS a affirmé que « par la stratégie de conflictualisation permanente, le leader de LFI rêve d’un face-à-face avec l’extrême droite, fracturant les électeurs de gauche et renforçant les passerelles entre droite et extrême droite ».

À l’approche des municipales, le PS, qui participe souvent à des listes d’union de la gauche, appelle les militants insoumis à se désolidariser de ces propos et incite les électeurs de LFI à voter pour les « listes de rassemblement de la gauche ». Selon les sondages, dans la majorité des cas, les listes PS se positionnent devant les listes insoumises.

Colère de Mélenchon contre les attaques du PS

Jean-Luc Mélenchon a rapidement réagi, engendrant une violente passe d’armes avec le PS. Par un tweet, l’ancien candidat à la présidence a dénoncé ces « intolérables accusations d’antisémitisme », les qualifiant d’insupportables « désolidarisation du combat antifasciste », qui fait écho aux attaques de l’extrême droite. Concernant d’éventuels rapprochements au second tour entre listes de gauche, le PS a affirmé qu’« il ne saurait y avoir d’accord national » avec LFI, en raison de l’« inquiétante dérive de la direction de ce mouvement ». Il a ajouté que si le Rassemblement national risquait de gagner, la règle du désistement républicain devait prévaloir, situation que l’on pourrait rencontrer à Marseille.

En retour, Mélenchon a accusé le PS de favoriser la victoire de la droite et du RN dans de nombreuses communes à cause de ses luttes internes et de ses attaques contre LFI. Cette riposte s’interprète comme un signe de nervosité au sein du PS. « On a touché juste, en plein dans le mille », a commenté un cadre socialiste après la déclaration de Mélenchon.

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