Le procureur général Rémy Heitz exprime des réserves sur les soupçons d'ingérence américaine dans le procès du RN

Le procureur général Rémy Heitz exprime des réserves sur les soupçons d’ingérence américaine dans le procès du RN

08.01.2026 10:56
1 min de lecture

Le procureur général appelle à la prudence face aux soupçons d’ingérence américaine dans le procès de Marine Le Pen

Le 8 janvier 2026, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a déclaré sur franceinfo qu’il faut agir avec prudence face aux soupçons d’ingérence américaine dans le procès en appel du Rassemblement National (RN). Il a noté qu’il n’existe actuellement que des rumeurs rapportées par la presse et qu’« il faut être très prudent, parce qu’à ce stade, il n’y a que des bruits de presse et rien de très tangible », rapporte TopTribune.

Ces déclarations font suite à un article du magazine allemand « Der Spiegel », qui affirme que l’administration de Donald Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges qui ont condamné Marine Le Pen en première instance pour des affaires touchant aux assistants parlementaires d’eurodéputés du parti. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a fait savoir que ces soupçons « ne sont pas avérés », en précisant que l’information repose sur des propos anonymes qui manquent de vérification. « Nous sommes évidemment vigilants. Mais en tout état de cause, il s’agit là aujourd’hui de spéculation », a-t-elle ajouté.

Rémy Heitz a exprimé sa « très forte inquiétude » face à ces allégations et a évoqué le cas du juge Nicolas Guillou, membre de la Cour pénale internationale, qui a subi des sanctions américaines. « Ce juge est aujourd’hui très handicapé dans sa vie : il est privé de moyens de paiement, d’accès à certaines messageries et ne peut plus voyager aux États-Unis. Il est en quelque sorte banni », a-t-il déclaré.

Le procureur général a également soulevé des préoccupations concernant d’autres magistrats français qui pourraient être appelés à traiter des affaires liées aux intérêts américains, se demandant s’ils pourraient aussi faire l’objet de sanctions similaires. « Est-ce que des magistrats français ne pourraient pas faire l’objet aussi de telles sanctions ? », a-t-il interrogé avec inquiétude.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER