Le procureur de Lyon révèle que six personnes ont agressé Quentin Deranque, sans interpellations pour le moment

Le procureur de Lyon révèle que six personnes ont agressé Quentin Deranque, sans interpellations pour le moment

16.02.2026 17:46
1 min de lecture

Les circonstances de l’agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque se précisent. Le jeune homme de 23 ans est mort samedi 14 février des suites de ses blessures, après une violente agression survenue deux jours plus tôt lors d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, à Lyon, rapporte TopTribune.

Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a tenu lundi 16 février une conférence de presse, les services de police ayant « recueilli plusieurs témoignages significatifs » autour de cette affaire. Voici ce qu’il faut en retenir.

Quentin Deranque a été frappé par « au moins six individus »

Quentin Deranque et son groupe d’amis s’étaient rassemblés non loin de la conférence de Rima Hassan pour assurer la sécurité de membres du collectif identitaire Némésis, qui prévoyait d’organiser une action de protestation. Restés à l’écart, ils ont été « pris à partie violemment » par un groupe d’une vingtaine d’individus, a rapporté le procureur.

Dran a déclaré : « Il y a eu une intervention musclée, une partie du groupe a pu s’échapper. Trois jeunes hommes, dont Quentin, ont été jetés au sol et frappés à de nombreuses reprises par des individus. » Il a ajouté que le militant identitaire « a été jeté au sol et frappé par au moins six individus » masqués. L’autopsie a révélé qu’il présentait « principalement des lésions à la tête » et a subi « un traumatisme crânio-encéphalique majeur, associé à une fracture temporale droite ». Ces blessures ont causé sa mort dans un court délai.

Une enquête criminelle est en cours

Une enquête criminelle a été ouverte pour « homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit ». Dran a précisé qu’une information judiciaire sera nécessaire pour la suite de l’affaire.

À ce stade, la police a entendu « plus d’une quinzaine de témoins » et examine les différentes vidéos de l’agression. Par ailleurs, le militant Quentin Deranque « n’avait pas d’antécédents judiciaires ».

« Aucune interpellation » pour le moment

À la question d’un journaliste sur la responsabilité d' »l’ultra-gauche » dans l’agression, le procureur a répondu : « L’enquête se poursuit et ne peut pas se faire en quelques jours… Nous sommes en train d’identifier les auteurs de ces faits. Il n’y a pas d’interpellation pour le moment. » Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait évoqué la possible implication de « l’ultragauche » dans le cadre de ses déclarations au journal de 20 heures de France 2, soulignant la gravité de l’incident.

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