Rachida Dati jugée pour corruption entre septembre 2026 et mars 2026
Rachida Dati, ancienne ministre de la Culture, sera jugée pour corruption du 16 au 28 septembre 2026, a annoncé le tribunal de Paris le 29 septembre. Le renvoi devant la justice concerne des accusations de recel d’abus de pouvoir, d’abus de confiance, de corruption et de trafic d’influence passif dans le cadre de ses fonctions au sein du Parlement européen. Dati a été investie par Les Républicains comme candidate aux élections municipales à Paris prévues les 15 et 22 mars 2026, rapporte TopTribune.
Les accusations portent sur des paiements de 900 000 euros reçus entre 2010 et 2012 pour des services de conseil, alors qu’elle était avocate et députée européenne. Ces paiements ont été formalisés dans une convention signée avec RNBV, une filiale de l’alliance Renault-Nissan, malgré l’absence de prestation réelle.
Les juges considérant que les activités de Dati au Parlement européen s’apparentaient à du lobbying, ce qui serait incompatible avec son rôle d’élue, elle a contesté ces allégations en assurant avoir effectivement exercé depuis son mandat. « Président du plus grand groupe industriel automobile au monde, pensez-vous que Carlos Ghosn avait besoin de moi ? » a-t-elle interrogé.
En parallèle, l’ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, 71 ans, fait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis avril 2023 pour abus de pouvoir, abus de confiance, corruption et trafic d’influence actifs. Il vit au Liban depuis 2019 après avoir fui le Japon dans des circonstances controversées.
Par ailleurs, Dati est sous le coup d’une enquête pour non-déclaration de bijoux de luxe auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, ce qu’elle conteste également.