Lors d’une campagne électorale, le président argentin Javier Milei a été la cible de nombreux projectiles, secouant un événement de promotion de son parti à Lomas de Zamora, en périphérie de Buenos Aires, le 28 août. Les manifestants, révoltés par une affaire de corruption touchant son entourage, ont lancé des pierres et des bouteilles, rapporte TopTribune.
Entouré et protégé par les forces de l’ordre, le président a été exfiltré sans blessures, selon le porte-parole Manuel Adorni, malgré la violence marquante de l’attaque. Les manifestants tenaient des pancartes en réclamant « Milei dehors de Lomas de Zamora », face à des accusations de corruption impliquant sa sœur, Karina Milei.
L’incident s’est produit alors que le président se rendait à un événement de campagne en voiture officielle pour les élections législatives prévues en octobre. Les services de sécurité ont rapidement évacué Milei au milieu du chaos, qui a vu au moins une partisane blessée, comme constaté par l’AFP.
Des militants « de l’ancienne politique »
Dans une déclaration après les événements, le gouvernement a qualifié la situation de « violence politique ». Manuel Adorni a imputé la responsabilité aux partisans de l’ex-présidente Cristina Kirchner, qui est assignée à résidence depuis juin, les qualifiant de « militants de l’ancienne politique ».
Une affaire de corruption en cause
Le mécontentement populaire a été exacerbé par des accusations selon lesquelles Karina Milei aurait détourné des fonds destinés aux personnes en situation de handicap. Des audios divulgués ont été à l’origine de cette controverse, et Milei a immédiatement rétorqué que ces allégations étaient fausses, promettant des poursuites judiciaires contre l’accusateur.
La popularité du Président mise à l’épreuve
Les événements de Lomas de Zamora mettent à rude épreuve la popularité de Javier Milei, qui a récemment réussi à maîtriser l’inflation, mais au prix de coupes sévères dans les dépenses sociales, notamment pour l’aide aux personnes handicapées. Les élections législatives prévues le 26 octobre deviendront un véritable test pour son leadership et son approche économique.