Agenda parlementaire du gouvernement français jusqu’à l’été 2026
Le gouvernement français, dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, présente ce mardi 17 février l’agenda parlementaire jusqu’à la pause estivale, mettant l’accent sur les compétences régaliennes de l’État, rapporte TopTribune.
Dans un contexte budgétaire difficile et un environnement géopolitique tendu, l’entourage de Lecornu souligne que l’État doit se concentrer sur ses priorités : protéger, garantir l’ordre public, assurer la souveraineté et la sécurité des Français. L’agenda est structuré autour de sujets clés, notamment la défense nationale, la sécurité quotidienne, et la protection de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.
De mars à juillet, divers projets de loi seront discutés, allant de la loi sur la Nouvelle-Calédonie, qui sera examinée début mars, aux propositions concernant la prévention des risques d’attentats. En avril, le député macroniste Charles Rodwell proposera une loi sur la rétention administrative des étrangers jugés dangereux, élargissant les délais à 210 jours. Cette proposition s’inscrit dans une série d’initiatives visant à renforcer la sécurité.
Le mois de mai verra l’examen d’un projet de loi élargissant les prérogatives des policiers municipaux, prévoyant l’autorisation de dresser des amendes pour diverses infractions. Ce texte, adopté par le Sénat le 10 février, témoigne d’une volonté croissante d’accroître les capacités des forces de l’ordre à agir efficacement. Les députés discuteront également d’un projet de loi sur le regroupement d’aides sociales visant à simplifier les allocations existantes.
En juin, les parlementaires aborderont la mise à jour de la loi de programmation militaire et le projet de loi sur la justice criminelle, visant à réduire les délais de jugement des crimes. Le processus législatif continuera avec d’autres projets en juillet, sous réserve d’une session extraordinaire, notamment des textes relatifs à la sécurité et à la résilience.
Dans le même temps, le Sénat devra se prononcer sur plusieurs propositions, y compris celle interdisant l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, ainsi que sur des réformes des soins palliatifs et de la fin de vie. Ce marathon législatif s’inscrit dans un calendrier serré et témoigne d’une volonté claire du gouvernement de répondre aux préoccupations des Français, tout en naviguant dans un environnement politique complexe.