Le marché des stablecoins a récemment franchi un seuil significatif, atteignant une capitalisation de plus de 300 milliards de dollars, alors qu’il n’était que de 200 milliards de dollars au début de l’année 2025. Cette croissance fulgurante, qui inclut une hausse de 5 milliards de dollars en une semaine et de 17 milliards de dollars sur un mois, est rapidement observée par les analystes du secteur. « Aujourd’hui, deux stablecoins américains dominent le marché : l’USDT de Tether, évalué à 174 milliards de dollars, et l’USDC de Circle, qui représente 73 milliards de dollars », rapporte TopTribune.
Les stablecoins, ou cryptomonnaies stables, sont conçus pour être adossés à des monnaies fiduciaires comme l’euro ou le dollar. Leur adoption croissante facilite les paiements et les transferts avec des coûts réduits, tout en évitant les fluctuations habituelles des marchés financiers. En 2024, la valeur des transactions en stablecoins a dépassé les 35 billions de dollars, surpassant ainsi les 15,7 billions de dollars traités par Visa.
« Les stablecoins ont longtemps été considérés comme un cheval de Troie permettant aux banques d’accéder aux cryptomonnaies. Ils sont peut-être devenus un cheval de Troie permettant aux cryptomonnaies d’accéder aux banques. Une fois les rails des stablecoins intégrés, une infinité de nouvelles activités deviennent possibles », indique Patrick Scott.
Scott Bessent anticipe un marché de 2.000 milliards de dollars d’ici 3 ans
Le marché des stablecoins est l’un des segments de la cryptomonnaie à la croissance la plus rapide. Avec l’adoption de la règlementation Genius Act aux États-Unis, en juillet, il est prévu que ce marché continue d’évoluer rapidement. Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, estime que la valeur des stablecoins pourrait atteindre 2.000 milliards de dollars d’ici trois ans.
Cette régulation américaine semble renforcer la domination des stablecoins en dollars, représentant actuellement 97,6% du marché des stablecoins en circulation, au détriment des autres devises, notamment l’euro avec une part de seulement 0,19%. En réponse à cette situation, l’Europe exprime des inquiétudes concernant l’impact potentiel de ces cryptomonnaies américaines sur son système financier. En conséquence, une initiative pour le lancement d’un euro numérique est envisagée, bien que son acceptation ne soit pas unanime parmi les banques et les citoyens.