Le glaucome : une maladie préoccupante et souvent méconnue
Le glaucome concerne actuellement 1 à 2 % de la population française de plus de 40 ans, avec près de 800 000 cas traités, alors que 400 000 à 500 000 personnes en sont atteintes sans le savoir, ce qui pose un sérieux enjeu de santé publique, rapporte TopTribune.
Ce mal oculaire, souvent silencieux, est principalement dû à une pression intraoculaire excessive qui entraîne des lésions au nerf optique et une réduction progressive du champ de vision. Malheureusement, la perte visuelle peut rester asymptomatique pendant des années, rendant le diagnostic précoce crucial.
Sans intervention, le glaucome peut mener à une déficience visuelle croissante, voire à la cécité dans les cas les plus graves. En Europe, le glaucome primitif à angle ouvert est la forme la plus courante, représentant 90 % des cas. Les individus à risque incluent ceux ayant des antécédents familiaux de glaucome, une forte myopie, et ceux suivant un traitement prolongé par corticoïdes.
La lutte contre le glaucome : un appel à l’action
À l’occasion de la semaine mondiale du glaucome en 2025, des experts en ophtalmologie et des représentants d’associations de patients, dont l’Union des Aveugles et Déficients Visuels (UNADEV), ont lancé plusieurs propositions pour améliorer le dépistage et le parcours de soins. Le but est de systématiser le dépistage du glaucome à partir de 40 ans pour les personnes à risque.
En plus des campagnes de sensibilisation, ils soulignent l’importance d’intégrer une question sur les antécédents familiaux dans le questionnaire « Mon Bilan Prévention ». De plus, il est jugé essentiel d’améliorer l’accès à l’innovation, en facilitant la participation des patients aux recherches et essais cliniques, ainsi que l’accès à des techniques chirurgicales avancées.
Le professeur Florent Aptel, ophtalmologue au CHU de Perpignan, a noté que malgré les options de traitement disponibles, « la France accuse un retard considérable en matière d’accès à l’innovation », ajoutant que le développement de centres de rééducation basse vision est maintenant une priorité.
Enfin, il est proposé de reconnaître le glaucome comme un handicap et certains cas avancés comme des Affections de Longue Durée exonérées, ce qui pourrait changer la donne pour de nombreux patients.