Le GIR renforce ses efforts de lutte contre le narcotrafic en Bretagne, bien qu'il reste peu connu du grand public.

Le GIR renforce ses efforts de lutte contre le narcotrafic en Bretagne, bien qu’il reste peu connu du grand public.

03.02.2026 10:27
2 min de lecture

Alors que l’estimation du trafic de drogue en France approche 7 milliards d’euros par an, le Groupe interministériel de recherche (GIR) se positionne comme un acteur clé, bien que souvent méconnu, dans la lutte contre le crime organisé. Ce service opère sous le radar du ministère de l’Intérieur, axé sur la traque des économies illicites. Les efforts déployés par le GIR visent à démanteler les réseaux criminels en s’attaquant à leurs avoirs financiers, dans le but de tarir leurs flux d’argent illégaux, rapporte TopTribune.

La structure et les missions des GIR

Le GIR est composé d’une multitude de professionnels, incluant des policiers, des gendarmes, des agents des douanes, ainsi que des membres des services fiscaux et de l’inspection du travail. Cette collaboration permet de poursuivre les flux financiers anormaux en procédant à la saisie, au gel et au retour des avoirs aux caisses publiques. Actuellement, 41 unités de GIR sont réparties sur le territoire français, y compris dans les régions d’Outre-mer. Forts d’une équipe de 440 agents, ces groupes, actifs depuis 2002, cumulent maintenant 24 ans d’expérience.

Leurs actions se concentrent sur le volet économique des délits, une nécessité soulignée par le préfet Franck Robine, qui a exprimé la volonté de « faire perdre de l’argent aux délinquants ». Parmi leurs priorités figurent le blanchiment d’argent, le narcotrafic, le travail au noir et les fraudes aux financements publics. Concrètement, les équipes GIR procèdent à la confiscation de comptes bancaires, y compris ceux enregistrés au nom d’enfants, de biens immobiliers, de véhicules et même d’espèces dissimulées « sous les matelas ».

Des résultats significatifs

En 2025, les GIR ont procédé à la confiscation de 323 millions d’euros provenant de délits, un apport significatif à la lutte contre les trafics et les fraudes, selon 20 Minutes. Au niveau national, la somme totale des confiscations d’avoirs criminels atteignait 1,44 milliard d’euros cette même année. À Rennes, on observe que un quart des cas traités sont liés au narcotrafic, un autre quart au travail illégal et un pourcentage similaire au blanchiment d’argent.

Des exemples concrets témoignent de l’efficacité des interventions : à Rennes, un réseau de trafic de stupéfiants a été démantelé dans le quartier de Maurepas. Le gérant d’un kebab, impliqué dans ce réseau, recevait des paiements en espèces liés au trafic de drogue et employait des individus grâce à des salaires fictifs, entraînant ainsi la fermeture de son établissement.

Mesures législatives renforçant les actions

La promulgation d’une nouvelle législation contre le narcotrafic l’été dernier a pour objectif de faciliter la confiscation des biens d’origine criminelle. En 2025, environ 30 individus ont été écroués et 15 personnes interpellées dans le cadre de l’opération Espagne-Morbihan. Ces interventions font suite à une directive ministérielle visant à revitaliser les GIR, qui peuvent parfois être laissés « en veille », afin de mieux assécher les réseaux de blanchiment, explique le Colonel Philippe Crolle, coordinateur national des GIR.

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