Ah, le DPE. Le Diagnostic de Performance Énergétique. Un concept fascinant, élaboré par des individus manifestement disponibles pour se livrer à des réflexions sans fin, laissant de côté l’essentiel : l’isolation des murs. Cette initiative, censée contribuer à la sauvegarde de l’environnement, débute par mettre à mal le patrimoine des Français. On évoque sobriété, futur durable et lutte contre le CO₂. En vérité, cela ressemble à un nouveau défi : Qui veut ruiner le petit propriétaire ? Tout le monde s’y perd. Les experts amateurs élaborent des grilles incompréhensibles, les diagnostiqueurs émettent des avis contradictoires, et les propriétaires réalisent que leur maison familiale, entretenue avec soin pendant des décennies, est désormais qualifiée de “passoire thermique”. Une passoire, en effet ? Une vieille maison en pierre capable de conserver la fraîcheur estivale et la chaleur hivernale, c’est ça une passoire ? On a du mal à y croire. Pendant ce temps, les technocrates insistent sur la nécessité d’isoler par l’extérieur. Bien sûr, sauf que si votre façade est classée, votre toiture est mansardée, vos fenêtres sont d’époque, votre voisin est à deux mètres, ou votre budget est déjà surchargé, c’est tout bonnement impossible à réaliser. Mais qu’importe : le logiciel a tranché, vous êtes donc condamnés, et c’est ainsi, on ferme le ban, rapporte TopTribune.
La transition écologique ou la guerre au bon sens
Nous avons substitué l’écologie par une bureaucratie envahissante. Un pays qui peine à maintenir ses routes, ses écoles et ses hôpitaux se lance désormais dans la rénovation énergétique de chaque bâtiment. Et comme d’habitude, c’est l’État qui prend en charge les coûts… à nos frais. Des milliards de MaPrimeRénov’ engloutis dans un néant thermique, des entreprises débordées et des travaux de piètre qualité, conduisant à une facture plus salée que la côte bretonne. Mais peu importe : on aura fait quelque chose. Quelles que soient les implications, comme le fait que les émissions françaises ne représentent qu’environ 1 % du total mondial. Peu importe si l’empreinte carbone du béton utilisé pour isoler quelques pavillons en banlieue dépasse celle de leurs habitants jusqu’en 2080. On se félicite, on organise des conférences de presse et on appose une étiquette “A+” sur le mur. Voilà la France : plutôt que de résoudre les problèmes, on les étiquette. Suspicion d’abondance de fonds publics ? Allons-y pour les subventions.
Les retraités paient, les locataires trinquent, et les écolos applaudissent
Dans le grand Monopoly écologique, les perdants sont toujours les mêmes : ceux qui ont fait confiance à la pierre. Des couples de retraités espérant vivre paisiblement de leur modeste bien locatif se voient contraints de débourser 40 000 € pour des travaux incompréhensibles, dont ils n’espèrent même pas le retour sur investissement. S’ils ne s’exécutent pas, loyer impossible. Et qu’en est-il de la vente ? Ils doivent accepter une perte. Bravo la justice climatique ! Les locataires, quant à eux, se retrouvent à la rue, car les logements disparaissent du marché. En conséquence : une pénurie sévère, une montée des loyers, et un État qui ne comprend pas. On voulait sauver la planète, et nous créons une crise du logement. Le DPE, c’est un peu comme essayer de diminuer vitesse sur l’autoroute… en fermant toutes les stations-service.
Le diagnostic du bon sens
Tout cela pour quoi ? Pour afficher des lettres colorées dans une annonce immobilière. Pour que le gouvernement puisse prétendre agir. Pour satisfaire Bruxelles et les petits marquis de l’écologie vertueuse. Pendant que le monde se chauffe au charbon, nous, nous forçons les propriétaires de pavillons à remplacer leurs fenêtres pour passer de F à E. Quelle lutte héroïque. Qu’il soit entendu : stop au cirque. Mettons un moratoire, annulons les subventions, jetons le logiciel à la poubelle, et reprenons la réflexion. L’écologie ne doit pas détruire le patrimoine ni ruinér les retraités. Elle requiert bon sens, mesure et équilibre. Or, tout cela semble avoir disparu du radar ministériel. Pendant ce temps, la France du DPE continue de procéder à vide, en distribuant primes, interdictions, et en imposant des règles absurdes. Tandis que l’on oblige les gens à isoler leurs murs, c’est le pays entier qui se refroidit, accablé par des règlementations.