Racisme et sexisme : le candidat RN à Carpentras dans la tourmente
Le candidat soutenu par le Rassemblement National (RN) pour les municipales de Carpentras, Christian Richaud Simoni, est au cœur d’une polémique suite à la réémergence de tweets racistes, sexistes et homophobes publiés depuis 2017 sur son compte X. Ces révélations, mises en lumière par Libération mardi, ont été retrouvées et analysées par ICI Vaucluse, rapporte TopTribune.
Christian Richaud Simoni a supprimé certains de ces tweets avant de fermer son compte, mais pas avant que des messages controversés aient été largement diffusés. Parmi eux, une publication du 1er octobre 2017 où il répond à un article du média d’extrême droite Boulevard Voltaire concernant la députée Danièle Obono : « Que cette obono retourne avec les bonobos de son pays : honte à elle et à tous ceux qui l’ont élue ».
Un autre tweet du 16 octobre 2017 s’en prend à l’acteur Omar Sy, avec une déclaration d’une grande virulence : « Omar Sy : quand on a la bouche plus grande que la tête, on raconte forcément du vent. Qu’il s’occupe des chèvres. » En décembre de la même année, il cible les musulmans avec une phrase choquante : « Les musulmans ne sont que des moutons soldats qui attendent leur heure : Ils sont notre épée Damoclès moderne. »
Les attaques ne s’arrêtent pas là. En février 2023, en réponse à un tweet mettant en avant des députées de La France Insoumise, il écrit : « Même si elles ont le profil, à la fin de leurs mandat, nous ne les voudrons même pas pour génitrices de nos élevages du plateau de Sault. » Le 25 décembre 2022, en réaction à une campagne publicitaire mettant en avant des personnes racisées, il s’exprime ainsi : « ces incessantes pub avec LGBT et multi couleurs sont ridicules et ne représenteront ni le présent ni le futur. »
Ce ne sont là qu’un échantillon des nombreux tweets jugés inacceptables de Christian Richaud Simoni, provoquant l’indignation au sein du public et des acteurs politiques. Face à cette situation, le député Jean-Philippe Tanguy du RN a réagi en affirmant que « les brebis galeuses » de leur parti seront « pourchassées et dégagées dès qu’elles seront identifiées », promesse faite dans une interview diffusée le 29 janvier dans le programme « 4V » sur France 2.