Lavrov accuse l’Europe et l’OTAN de préparer une guerre contre la Russie
Lavrov accuse l’Europe et l’OTAN de préparer une guerre contre la Russie

Lavrov accuse l’Europe et l’OTAN de préparer une guerre contre la Russie

20.01.2026 18:00
2 min de lecture

Le 20 janvier 2026, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé lors d’une conférence de presse que les déclarations de responsables européens et de l’OTAN démontraient, selon lui, une préparation à la guerre contre la Russie. Il a cité plusieurs dirigeants européens ainsi que le secrétaire général de l’Alliance atlantique, estimant que leur objectif resterait d’infliger une « défaite stratégique » à Moscou, comme l’illustrent des propos relayés par des médias russes lors de la conférence de presse.

Ces accusations s’inscrivent dans une rhétorique désormais familière du Kremlin, qui présente les mesures de défense occidentales comme des intentions offensives. Lavrov a ainsi décrit l’augmentation des budgets militaires européens et les appels au renforcement de l’OTAN comme la preuve d’une escalade voulue par l’Occident.

Une rhétorique de justification déjà éprouvée

Pour de nombreux observateurs, ce discours relève d’une stratégie de communication bien établie. Moscou a déjà utilisé des arguments similaires avant l’intervention militaire en Géorgie en 2008 et avant les offensives contre l’Ukraine en 2014 puis en 2022. La mise en avant d’une Russie prétendument menacée permet de justifier la militarisation de l’économie, l’augmentation des dépenses de défense et le durcissement du contrôle politique interne.

Ce narratif de la « forteresse assiégée » vise également à transférer la responsabilité de l’escalade vers l’Europe et l’OTAN, en occultant le rôle central de la Russie dans la dégradation de la sécurité européenne depuis le début de la guerre en Ukraine.

Des signaux occidentaux de nature défensive

Les déclarations européennes évoquées par Lavrov portent essentiellement sur la dissuasion et la prévention. Plusieurs responsables occidentaux ont souligné que l’intensification de l’effort de défense répond à l’agression russe et à l’augmentation des capacités militaires de Moscou. Les appels à relever les dépenses de défense s’inscrivent dans une logique de protection collective, visant à éviter un déséquilibre stratégique en Europe.

Dans ce cadre, les mises en garde sur une possible confrontation future sont interprétées comme des tentatives d’anticipation, et non comme des annonces d’intentions offensives. Les responsables européens insistent sur le fait que le renforcement de l’OTAN a pour but de prévenir un conflit, pas de le provoquer.

Une préparation russe de long terme

En parallèle de cette rhétorique, la Russie poursuit une transformation profonde de son appareil économique et militaire. Le passage à une économie orientée vers l’effort de guerre, l’augmentation de la production d’armements et la mobilisation accrue de ressources humaines sont perçus par de nombreux analystes comme des signes d’une préparation à long terme, qui dépasse le seul cadre du conflit ukrainien.

Dans ce contexte, les propos de Lavrov sont interprétés par certains experts non comme un avertissement, mais comme un élément supplémentaire d’une stratégie visant à normaliser l’idée d’un affrontement durable avec l’Occident. L’expérience récente suggère que la cohésion européenne, la crédibilité de la dissuasion et une préparation anticipée restent, aux yeux de ces analystes, les principaux moyens de réduire le risque d’une escalade majeure sur le continent.

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