Controverse autour de la garde à vue de l’eurodéputée Rima Hassan
Lors d’une conférence de presse le 3 avril 2026, l’avocat Vincent Brengarth a contesté la légalité de la garde à vue de l’eurodéputée Rima Hassan, arguant qu’elle a été conçue pour contourner son immunité parlementaire, rapporte TopTribune.
Brengarth a qualifié la procédure de flagrance de « construite de toutes pièces » visant à « faire échec à l’application de l’immunité parlementaire » de sa cliente. Selon lui, la garde à vue de Hassan, intervenue jeudi, est « parfaitement illégale » et représente « un contournement d’une immense gravité ».
La défense a également soulevé des questions sur les conditions de l’inventaire des effets personnels de l’eurodéputée, alléguant qu’il n’avait pas été effectué de manière immédiate et que sa valise était déjà « ouverte » lors des constatations. L’avocat a précisé que sa cliente détenait « deux contenants de CBD », l’un étant conforme, tandis que l’autre contenait, selon les enquêteurs, « des traces de drogue de synthèse », dont la nature doit encore être déterminée. Il a également mentionné qu’un test urinaire n’a révélé « aucune consommation de drogue ».
Brengarth a évoqué des « tensions » durant la garde à vue, dénonçant des « violations répétées du secret de l’enquête ». Il a affirmé avoir pris connaissance de certains éléments de l’audition « par la presse », accusant les autorités d’avoir « planifié » ces fuites pour nuire à « l’image et la réputation » de Rima Hassan. Libérée après sa garde à vue, l’eurodéputée sera jugée le 7 juillet pour apologie du terrorisme.