L'Assemblée nationale suspend la réforme des retraites jusqu'en 2028

L’Assemblée nationale suspend la réforme des retraites jusqu’en 2028

12.11.2025 18:03
1 min de lecture

Suspension de la réforme des retraites : un tournant politique majeur en France

La suspension de la réforme des retraites de 2023 a été votée ce mercredi 12 novembre 2025 à l’Assemblée nationale, marquant un acte symbolique fort du deuxième mandat présidentiel d’Emmanuel Macron, rapporte TopTribune.

L’hémicycle a largement validé cette « suspension », condition sine qua non pour éviter la censure du gouvernement de Sébastien Lecornu par les socialistes. Les Insoumis et les communistes ont quant à eux voté contre, qualifiant ce mouvement d’un simple « décalage » dans l’application de cette réforme emblématique.

Les députés ont débattu d’un article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers l’âge de 64 ans, ainsi que le relèvement du nombre de trimestres à cotiser.

Concrètement, cela signifie que les personnes nées en 1964 partiront à la retraite à 62 ans et 9 mois, comme précédemment, au lieu de 63 ans comme prévu antérieurement. Elles quitteront le marché du travail avec 170 trimestres cotisés plutôt que 171. Si aucune autre réforme n’est votée après la présidentielle, l’application de la réforme Borne reprendra ensuite, entraînant un trimestre de décalage.

Échanges houleux à gauche

Pour s’assurer du soutien des socialistes, et potentiellement de certains écologistes et communistes, le gouvernement a introduit un amendement étendant cette suspension, incluant notamment les carrières longues et les catégories actives de la fonction publique comme les pompiers ou les aides-soignantes.

Cela a un coût : estimée à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027 par le gouvernement, la suspension, élargie, pourrait coûter 300 millions en 2026 et 1,9 milliard en 2027. Cette dépense pourrait être financée par une augmentation de la CSG sur les revenus du capital, approuvée dans le même budget.

Si les socialistes se réjouissent d’avoir réussi à influencer Emmanuel Macron sur sa réforme phare, les Insoumis dénoncent une « trahison » du Parti socialiste en ce qui concerne l’abrogation de la réforme, une promesse portée par le Nouveau Front populaire lors des législatives de 2024.

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