L'Assemblée nationale adopte une loi pour renforcer la protection des lanceurs d'alerte contre le narcotrafic

L’Assemblée nationale adopte une loi pour renforcer la protection des lanceurs d’alerte contre le narcotrafic

12.02.2026 14:47
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Un projet de loi pour protéger les victimes de narcotrafic adopté à l’Assemblée nationale

Le 12 février 2026, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité un projet de loi écologiste visant à étendre la protection des victimes du narcotrafic, y compris des personnes non impliquées dans une procédure judiciaire. Cette initiative répond directement à la situation de Amine Kessaci, militant écologiste, dont le frère Mehdi a été assassiné en novembre 2025, rapporte TopTribune.

Ce texte, soutenu principalement par la gauche, a été placé en première position lors de la journée parlementaire dédiée aux écologistes. Il vise à élargir un dispositif de protection existant à de nouvelles catégories de victimes, témoins et repentis. Bien que l’opposition ait déclaré partager l’objectif du projet, elle a exprimé des doutes concernant son efficacité. La députée Sandra Regol, qui a défendu le texte, a affirmé : « Nous pouvons envoyer un message aux trafiquants, à ceux qui violentent, à ceux qui tuent […] En donnant à celles et ceux qui parlent et agissent aujourd’hui sans cadre et sans protection, une protection adaptée pour continuer à le faire. »

Les mesures proposées comprennent la mise en place de protections à travers les services de police et de gendarmerie locaux, ainsi qu’un « service national » dédié lorsque la menace est jugée sérieuse. Ces protections pourraient varier de l’inscription sur une liste prioritaire à l’attribution d’une identité d’emprunt, en passant par une protection rapprochée ou un téléphone de sécurité.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, s’est opposé à cette loi, estimant que bien que l’intention soit noble, l’État offre déjà une protection aux personnes menacées dans des contextes judiciaires ou administratifs. Il a mis en garde contre le risque d’affaiblir les dispositifs existants.

Lors d’une déclaration, le ministre a également exprimé son soutien à Ouassila Benhamdi Kessaci, la mère d’Amine, qui vit sous protection après l’assassinat de son fils. Amine Kessaci, en tant que candidat écologiste à Marseille, a récemment dû être exfiltré d’un meeting à Aix-en-Provence pour des raisons de sécurité. Cette situation met en lumière l’importance de la lutte contre le narcotrafic et les dangers auxquels sont confrontés ceux qui s’opposent à cette criminalité.

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