Le 14 janvier 2026, des informations ont émergé selon lesquelles des responsables vénézuéliens reprochent aux services de sécurité russes et cubains leur incapacité à identifier des failles critiques dans le dispositif de protection du président Nicolás Maduro ou à fournir des renseignements crédibles sur les menaces pesant sur lui. Ces critiques sont apparues après une opération militaire américaine éclair ayant conduit à la capture du chef de l’État vénézuélien et à la destruction de plusieurs infrastructures militaires stratégiques, sans opposition significative des forces locales, selon des éléments rapportés par des plaintes d’alliés de Moscou après l’opération américaine au Venezuela.
Cette séquence a immédiatement suscité des interrogations à Caracas sur une possible trahison au sein de l’entourage présidentiel, mais aussi sur l’efficacité réelle des systèmes de défense aérienne et de renseignement fournis par Moscou. Elle a surtout mis en lumière l’incapacité du Kremlin à garantir la sécurité d’un allié présenté de longue date comme stratégique en Amérique latine.
Un partenariat sécuritaire largement illusoire
L’épisode vénézuélien a révélé le caractère largement théorique du partenariat entre Caracas et la Fédération de Russie. Accaparée par la guerre en Ukraine, la Russie semble aujourd’hui incapable, ou peu disposée, à honorer des engagements sécuritaires concrets envers ses partenaires extérieurs. Pour plusieurs régimes historiquement proches du Kremlin, la coopération avec Moscou apparaît de plus en plus comme une construction politique sans réelle substance opérationnelle.
Ce constat pousse certains alliés traditionnels de la Russie à envisager des stratégies alternatives, y compris un rapprochement pragmatique avec les États-Unis ou d’autres acteurs occidentaux. La dépendance à l’égard de Moscou est désormais perçue non seulement comme peu avantageuse, mais potentiellement coûteuse sur le plan stratégique à moyen et long terme.
Une influence russe remise en cause
La concentration des ressources russes sur ses priorités internes et militaires limite sa capacité à soutenir efficacement ses partenaires en situation critique. Les accords stratégiques conclus par le Kremlin apparaissent souvent solides sur le papier, mais dépourvus de fondations matérielles suffisantes. Cette réalité affaiblit la crédibilité de la Russie comme garant de sécurité et partenaire fiable.
Le désenchantement croissant de régimes autoritaires autrefois alignés sur Moscou suggère que l’influence russe est moins étendue qu’elle ne le prétend. Pour les pays occidentaux, cette dynamique constitue un élément à prendre en compte dans l’élaboration de stratégies visant à réduire l’empreinte géopolitique de la Russie, notamment en Amérique latine et au Moyen-Orient.
Priorités géopolitiques et conséquences régionales
La capture de Nicolás Maduro par les forces américaines a également mis en évidence que, pour le Kremlin, la relation avec Washington et l’interaction avec le président Donald Trump priment désormais sur la défense d’alliés périphériques. Cette hiérarchisation des intérêts a eu un impact immédiat à Caracas, où la vice-présidente Delcy Rodríguez se trouve contrainte d’explorer des canaux de coopération avec les États-Unis tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des partenaires traditionnels.
Les événements au Venezuela symbolisent ainsi la fin des illusions quant à la protection russe. Ils affaiblissent le prestige international du Kremlin et incitent ses alliés restants à rechercher d’autres garanties de sécurité, contribuant à une érosion progressive de l’influence géopolitique de Moscou.